Oui, les choses ci-après ont déjà été dites et écrites plusieurs fois dans le passé. Il ne faut pas ignorer les choses seulement car elles sont dites ou écrites de manière répétée et les conclusions sont déjà bien connues. Au contraire!: parfois il y a dans l’itération un soulignement de vérités essentielles qu’il est important d’enraciner dans la mentalité des gens au vu d’une puissante et perverse propagande sous l’égide des pouvoirs religieux. La question est de distinguer entre culture et barbarisme et faire comprendre aux gens que la soi-disant «loi» de la foi est paradoxale en soi. Cette forme de «loi» se base précisément sur un non-respect des lois universelles de base, nécessaires à la survie de toute société saine. Les pouvoirs religieux savent bien que, tant que des débris de liberté rôdent dans ce monde, leurs «propositions électorales» seront conçues – et à juste titre – comme grotesques.
Durant certaines périodes dans la vie de tout un chacun, le terrorisme religieux peut sembler – ne serait-ce que temporairement – légitime, ce qui donne par la suite aux religions le droit tacite à la popularité dans son chemin de construction de barbares théocraties, prônant l’élimination des gens appartenant à d’autres concepts de vie, qu’ils soient laïques ou d’autres religions. Cela s’est bien vu (liste non exhaustive) dans l’islam en Iran de Khumeini, en Afghanistan des talibans, dans le christianisme des croisades et de l’Inquisition, dans le judaïsme dans les récentes déclarations du rabbin Ovadia Yosef (on a le droit de tuer les non-croyants), etc.
Tout cela stimule la naissance et l’expression d’impulsions meurtrières dirigeant les bases de relations entre communautés, impulsions refoulées car leur refoulement est la première condition pour la création d’une civilisation dégénérée basée sur la croyance: l’ennemi est partout – la guerre est donc inévitable et totale. Certains gouvernements (particulièrement dans le Proche-Orient) sont macérés dans le piège entre religion et besoins nationaux et territoriaux modernes. L’Iran a sombré dans le chaos, ne pouvant pas créer un régime vivant hors religion. Le Liban s’écroule actuellement sous le fouet des chicaneries religieuses, l’Iraq de l’après-guerre s’enfonce dans la même «lumière», comme le Liban.
En septembre dernier (2003) j’ai assisté, résigné, en pleine rue centrale de ma commune, à un macabre spectacle d’un groupe de vingt enfants et adolescents qui chantaient sous l’égide de deux adultes. Une jolie jeune fille âgée de 14 ans, toute percée et tatouée, avec l’ombilic à l’expo libre, dansait une sorte de danse extatique rappelant celles des hippies de Haré Krishna des années soixante; une sorte de besoin physique de déshonneur. Je me suis dit sans hésitation: «Quelque chose de médiocre, quelque chose de religieux.»
Le spectacle de ce que sont les religions est bien humiliant pour l’intelligence humaine. Quel tissu d’aberrations! Plus l’incongruité est flagrante – plus les gens s’y attachent, on dirait affectivement… Une autre fille, âgée de 8 ans, est sortie du cercle et m’a proposé avec un sourire angélique et rêveur une petite carte avec la «photo» de Jésus. «Qu’est-ce que c’est?», lui ai-je demandé. «C’est notre rédempteur…», m’a-t-elle répondu avec un regard si doux, plein d’amour céleste, étonnée de ma question. «Et qu’est-ce qu’un rédempteur?», lui ai-je demandé. Là, elle n’a plus pu répondre.
Cette petite fille était si convaincue de ce qu’elle disait, sans aucun doute1, ce qui est désolant car le doute est la source de la vérité qui, à son tour, est la source de la justice qui, à son tour, est la condition sine qua non de la paix qui, à son tour, est la condition sine qua non de la vie. La vie est un droit fondamental de tout un chacun. Et puisque le doute est la source de la vie le doute est un droit fondamental, dont cette petite fille est privée. L’état de choses chaotiques dans lequel se trouve actuellement l’humanité n’est pas, comme certains le prétendent ardemment, dû au manque de foi, mais à un excès de foi irraisonnée et de croyances contradictoires. J’ai voulu lui poser encore quelques questions quant au fatras hétéroclite de rancœurs anti-intellectu- elles suant de perversité primaire qu’est la Bible, nihiliste à toute idée cohérente et d’éthique humaine, où les choses écrites seraient aussi originelles que justes, mais le problème est que la partie originelle n’est pas juste (comme celle qui est juste n’est pas originelle).
J’ai voulu lui faire comprendre que la religion est le soupir des créatures accablées par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. J’ai voulu lui dire qu’on arrive à se maintenir à flot dans un océan d’incertitudes, mais on coulera à pic dans un marécage de dogmes. J’ai voulu l’avertir que toute conviction émue peut devenir l’origine d’une psychose passionnelle. J’ai voulu lui expliquer que je ne comprends pas cette idée de vie éternelle car des millions désirent l’immortalité tandis qu’ils ne savent pas quoi faire avec soi-même dans une banale journée merdique de pluie. J’ai voulu lui dire que son idée fondamentale est basée sur l’absurdité même, un monde renversé, une pantalonnade philosophique, son contenu le verbiage le plus creux et le plus vide auquel se soient jamais complu des imbéciles, et que le style est un galimatias le plus répugnant et le plus insensé, rappelant les pathologies mentales les plus graves.
J’ai voulu lui dire qu’exprimer en des formules lapidaires des réflexions ineptes n’emmènent de nulle part à rien et que la croyance n’est qu’une excellente méthode pour arriver systématiquement à des conclusions erronées en toute confiance et que la meilleure manière de ne pas croire c’est, justement, de lire la Bible. J’ai voulu lui dire que les faits ne cessent pas d’exister seulement car quelques délirants religieux souhaitent les ignorer, et que les deux adultes présents la font marcher en arrière vers le futur.
J’ai voulu lui faire comprendre que l’homme est le seul animal connu à ce jour qui connaît sûrement des choses qui n’existent point, et que Dieu s’évapore avec chaque pensée logique. J’ai voulu sortir cette petite de son lugu-bre disneyland chrétien et lui faire comprendre qu’elle y est libre à peu près comme un mort-né. J’ai voulu lui demander si elle se rend compte de la perversité des deux adultes, marchands de mysticisme, maquereaux des craintes et de maladives obsessions.
J’ai voulu lui demander si elle serait d’accord d’être parmi les petites filles «examinées» pour leur virginité par les soldats envahisseurs obéissant à la commande de son rédempteur «Dieu-amour»: «Tuez tous les mâles des peuples qui s’opposent à vous, y compris les petits garçons, et faites mourir toutes les femmes mais réservez-vous toutes les petites filles et les autres vierges (Nomb. 31: 17, 18). Cela devrait être fascinant, n’est-ce pas, chercher après la guerre la virginité chez des milliers de petites-filles et des jeunes femmes (bonjour la pédophilie divine).
Mais avec une expression de déception, incomprise, la petite a regagné son groupe. La hydre jésuite a frappé encore une fois. C’était terrible. Cette scène m’a rappelé l’image des «nègres qui chantent et un grand patron blanc qui les aime tous». Quelle image réjouissante et paradisiaque… Mais le cadre est trop petit, et on ne voit pas le fouet, ni les chaînes, l’inceste, les massacres, non plus les tables de vente des esclaves. Cela me rappelle une émission à la radio (10.11.1997), où un prêtre catholique a sévèrement attaqué dans le cadre d’un discours manichéiste les adeptes d’un groupe religieux satanique pour les «cérémonies stupides» et les «recrutements des antisociaux parmi les pathologies psychiatriques».
J’appellerai cela «manque de capacité d’introspection» (de ce prêtre). A-t-il pu voir la stupidité des cérémonies catholiques et jésuites, identiques dans leurs messages et manifestations à celles sataniques – sauf le Dieu qui change son titre! Eh bien, «mon père», sachez que Dieu, quelle que soit la facette qu’il utilise, est un scandale (mais un scandale qui rapporte pas mal, avouons-le).
«Le plus grand problème est que les prêtres prennent des enfants âgés de 6-7 ans, avec lesquels on ne peut plus rien faire par la suite» – Thomas Alva Edison (1847-1931). Pour moi aussi, il s’agit là des enfants abusé(e)s, tout simplement. Le viol n’est pas exclusivement physiquement sexuel; il peut être tout aussi bien spirituel. Comme le viol sexuel brise la colonne vertébrale de la sexualité, le viol spirituel n’est pas moins houligan, brisant la colonne vertébrale de la moralité et prépare des handicapé(e)s sexuel(le)s. Sous couvert de prétentions spirituelles de «bien de l’enfant» il n’y avait qu’une excitation émotionnelle pathologique et dangereuse dont le seul but est de prendre en otage la liberté des enfants en les noyant dans un marais schizophréniforme et en leur jetant les deux bouts d’un câble de sauvetage sous forme d’une «photo» d’un inutile défunt.
Prendre en otage, (physique, idéologique, psychologique ou spirituel) me fait frémir, et d’autant plus qu’il s’agit d’enfants. Exploiter la faiblesse des jeunes me semble un crime. Semer des «idées directrices» dans l’esprit des jeunes empêche le développement de celui-ci. Ces idées deviennent par la suite des idées de prévalence qui consistent en un but à atteindre. L’évolution se fait vers le délire qui est la conviction irréductible de la nécessité d’atteindre ce but. La passion morbide que les jeunes dévoilent envers ce rédempteur Jésus me rappelle de graves pathologies passionnelles que l’on rencontre d’habitude en prison et dans les milieux psychiatriques fermés. Tout pour Jésus, rien contre Jésus, rien hors de Jésus… Comme le disait Ssaint Mussolini, quand il était Dieu: «Tout pour l’Etat, rien contre l’Etat, rien hors de l’Etat.» Il est à noter que les otages de nos jours sont tous des otages des «combattants» au nom d’un quelconque Dieu; des gens déchiquetés, brûlés, défigurés des divins attentats, handicapés ayant perdu le peu de joie dont ils bénéficiaient et pour lesquels la vie devient la mort en soi.
Les destructions modernes des religieux font peur. Je pense souvent à la question de la nature des conquêtes religieuses (croisades, islam…) au début de notre ère chrétienne, s’ils disposaient des armes de nos jours Le but ne sanctifie pas les moyens, mais les moyens indiquent le genre du but.
La religion, qu’elle soit représentée et / ou prétextée par un mensonge ou un autre, est un mal impardonnable. Mal qui détruit progressivement et avec véhémence notre capacité de diagnostic moral. Ainsi, elle ébranle et déstabilise les bases fondamentales d’une vie libre et de loi sociale harmonieuse et adéquate. Si le monde libre souhaite vraiment préserver sa vie naturelle et indépendante et rester fidèle à ses principes de liberté de penser et du droit de penser, il doit s’opposer aux croyances et aux pouvoirs religieux et les vaincre. La tolérance consiste à admettre la pluralité des opinions et à leur permettre de s’exprimer. Conclure un pacte de non-agression et de tolérance avec une forme quelconque de tyrannie ou d’endoctrinement n’est qu’illusoire. Il n’est pas possible, sous prétexte de tolérance, de tolérer l’intolérable. Il n’y a pas des normes ou des critères selon lesquels la société laïque, en danger d’asservissement religieux, pourrait tenter d’arriver à un dénominateur commun avec la religion. Il n’y a pas de possibilité d’assouvir les exigences des religieux car ils exigent à ce que l’on se renonce voire au droit de décider de croire.
La manipulation mentale est la stratégie principale des religions. De cette raison, l’accaparement des médias est indispensable, comme on le voit à la télévision et l’entend à la radio. Les médias exécutent comme des marionnettes les commandes des croyants qui mettent en scène des réalités délirantes, figeant le spectateur et l’auditeur. Les médias répondent activement à la violence, quelle que soit sa forme, y compris celle spirituelle, ce qui crée une réaction de «feed-back» avec le résultat de création de nouvelles violences. C’est bête… Car ces mêmes médias seront les premiers à être condamnés au silence des agneaux si les religieux reviennent au pouvoir. Il faut cesser d’octroyer aux religieux l’honneur et la gloire de «sauveurs» car ils ne sauvent rien sauf leurs propres comptes bancaires; un homme du clergé est un homme qui prend en charge nos affaires spirituelles comme moyen de faire avancer ses propres affaires financières.
La stratégie des religieux à travers les médias est de déconnecter la personne de la réalité, ce qui est appelé dans le langage des psychiatres «psychose» (dont l’exemple le plus connu est la schizophrénie). S’ensuivent des «séquences d’acceptation», comme l’hypnose – on allie le spectateur ou l’auditeur avec notre cause en lui laissant comprendre que l’on s’allie à sa cause: si on est là, c’est pour le plaisir de se sacrifier et de soulager ses souffrances que l’on connaît si bien… parce qu’on l’aime. Les pas suivants sont des promenades imaginaires dans des mondes mystiques ou tout va bien à côté des anges et des dieux, puis le retour à la réalité, contaminée par les éléments fantastiques du «voyage». C’est tout simplement la création d’un délire en réseau (englobant plusieurs personnes). Les religions fleurissent dans une atmosphère de faiblesse mentale et de désaccords socioculturels qui caractérisent tant la société de nos jours. Le monde libre doit en triompher avant qu’elles ne se propagent davantage.
Sous les inspirations des médias, financés par le pouvoir religieux, la population commence à concevoir la religion comme liée intimement à la politique économique ou à des affaires étrangères, bref, à l’Etat, sans considérer les horreurs que ce système prêche comme mode de vie. Les religieux, ainsi bénéficiant d’une attitude de considération publique, deviennent politiciens ancrés dans le quotidien de tous. Si l’on prend comme exemple certains médias et l’IRA2, on a pu lire des termes tendancieux à l’égard des actes horribles: des massacres deviennent des «exécutions»3, la torture devient «interrogation», etc. La même fausse objectivité se trouve dans les reportages concernant la religion: la schizophrénie devient «sauvetage», une tuerie en masse devient «examen divin», la pédophilie est pardonnable4, etc. De ce fait, il n’est pas étonnant que la plupart des jeunes ne comprennent pas réellement le sens de la religion et sa vraie nature. Ils ne comprennent pas que la religion fonctionne comme les plus vulgaires organisations terroristes, par la création d’une atmosphère de désespoir et de peur, pour parvenir à annihiler la confiance que les
citoyens ont en leurs gouvernements, gouvernements déjà atteints, dans la plupart des cas, par des métastases religieuses. En privilégiant la notion du sacré et la morale du tabou, les religions ont, ipso facto, vénéré la perversité. Dès qu’elles se retrouvent en position de force, elles deviennent plus autoritaires et intolérantes que jamais! Souffrant d’acné spirituelle, les jésuites s’amusent à faire gicler leurs boutons sur tout le monde, y compris les enfants.
Nous devons comprendre que la religion est en soi une pure forme de violence spirituelle. Partout où elle a du poids, les gens sont violents, les droits élémentaires de l’homme ne sont pas respectés et le pays est arriéré. La religion est antidémocratique et contre les intérêts stratégiques les plus profonds du genre humain. Une étape inquiétante dans l’évolution (5) politique mondiale est l’apparition des Etats religieux fondamentalistes. Si au début on a eu le vibrant plaisir de connaître l’Iran et son gourou Khumeini, de nos jours des Etats religieux apparaissent comme des champignons vénéneux après la pluie. N’oublions pas les Etats-Unis d’Amérique, gigantesque Etat sombrant progressivement dans les méandres du fondamentalisme biblique. Le président jure sur Dieu. Sur l’argent (l’un des péchés capitaux?…) il est écrit «In God we trust».
Ce n’est pas sans raison que je mentionne la décadence religieuse des Etats-Unis d’Amérique dans cet article. L’influence qu’a ce pays sur le monde ne peut pas être ignorée. J’ai déjà dit que l’arriération rend une visite de courtoisie chez les religieux. Aujourd’hui, à titre anecdotique, parallèlement à la descente aux enfers religieux en Amérique, on y trouve, conjointement avec d’innombrables chaînes TV religieuses, des nouvelles chaînes télévisées du genre de «Miaou TV», destinées à attendrir le temps de nos amis les chats! On y voit des poissons, des rats… Tout pour que nos félins ne s’ennuient pas. Il est étonnant qu’on n’y trouve pas des scènes célestes. Et quand «Poisson TV»? (Et pourquoi pas? Pour nos poissons d’or dans leurs aquariums. On peut y transmettre des jolies images agrandies de plancton ou de délicieuses larves). Cette «avance» culturelle se trouve-t-elle par hasard seulement côte à côte avec les TV évangélistes?
Etre esclave, écrasé, humilié, c’est être esclave, écrasé et humilié même si c’est l’esclavage pour un Dieu. Il est effrayant de constater que dans la terreur religieuse il y a un autre paramètre à ne pas oublier: les patrons, les éleveurs nourriciers des terroristes religieux: tous sont des pays à caractère totalitaire (Oï! America!, n’est-ce pas? (6). On ne peut pas oublier le soutien mutuel entre Eglise catholique et Hitler, entre Hitler et son animal religieux de compagnie, le Mufti de Jérusalem, etc.
Nous devons donc casser en mille morceaux le mythe d’une religion libératrice. La religion décline la société humaine vers une époque préhistorique, d’avant l’existence des mœurs et de l’éthique humaine moderne et constructive. La religion est une menteuse parfaite et perfide. Elle n’est pas l’avenir, mais un passé lointain et précaire. Elle n’est pas le progrès, mais l’involution et la décadence. Elle n’est pas la liberté mais l’esclavage le plus humiliant. La religion n’est que les crépuscules des nations et des sociétés chantant leur propre marche de la mort dans leur chemin vers le néant, vers l’oubli; l’oubli, qui est la mort de la mort elle-même. Notre manière de s’adapter aux horreurs religieuses et au danger d’esclavage que la religion apporte est un signe d’une maladie morale sérieuse qui affaiblit notre capacité d’actionner et donc se concevoir comme des êtres libres.
Toutes les religions se sont développées à partir de structures sectaires: le judaïsme était une secte monothéiste en Egypte antique polythéiste, devant s’enfuir pour ne pas être décimé par les polythéistes7. Ils se sont développés par la suite en Cna’an, y devenant la religion dominante, persécutant à son tour les chrétiens, qui proviennent des Nazaréens, une secte dont le gourou est supposé être le «rédempteur» de la petite fille qui m’a abordé dans la rue, etc. Ainsi, toute religion réussie aboutit à un Etat totalitaire et / ou discriminatoire: Iran, Irlande, Israël, Afghanistan (Amérique, tiens!) etc. Ces Etats sont des religions qui sont arrivées au pouvoir après avoir réussi à gagner la confiance des peuplades, misant sur les charges de la culpabilité qui pullulent dans toute religion et que toute religion s’est créée comme base ultérieure de conquêtes.
L’amour à Jésus, mort comme il l’est, fait froid dans le dos. Cet amour qui émane d’un spiritualisme castré (et castrant), d’un romantisme difforme et d’une bizarre haine envers la vie. Cet amour qui devient possible en raison de l’effacement des frontières conceptuelles entre «libération» et «tyrannie». Il n’y a plus la loi comme intermédiaire entre l’individu et la structure environnante qui est l’Etat, car il n’y a plus de réel Etat – tout est le royaume de Dieu. Le royaume des cieux gagne petit à petit les vides de notre vitalité dans le cadre d’un inquiétant impérialisme céleste ayant pour objectif le zéro vital.
Il serait juste, donc:
1. D’octroyer à la religion le seul statut qu’elle mérite réellement d’avoir, celui de hostis humani generis (l’ennemi de l’humanité), et / ou celui de mal in se (mal en soi);
2. D’interdire aux médias publics de devenir les haut-parleurs des religions, sans pour autant interdire des stations de transmission religieuse, financées par les croyants. Le rôle des médias publics consiste à fournir des informations objectives et non pas à créer des vibrations émotionnelles dirigées;
3. D’interdire aux Etats de taxer le public pour les besoins religieux;
4. D’imposer des taxes de biens immobiliers, au nom de l’égalité et contre la création des castes, sur l’immobilier religieux comme celui du simple citoyen;
5. D’orienter les systèmes de l’éducation dans un sens philosophique, métaphorique et historique en ce qui concerne l’étude des religions et non pas mystique, comme l’on voit par exemple en France durant les années 90, où sous prétexte d’étudier et d’apprendre on a déguisé la croyance représentant l’obscurantisme en «savoir historique» (et on prétend construire un savoir critique chez les jeunes avec ça).
Pour finir, le cas de Hani, communiqué par internet:
Hani est une jolie femme âgée de 30 ans, comme je l’ai compris d’un message internet qui m’a été envoyé par courrier de masse. Hani est atteinte d’un méchant cancer; le temps lui est compté. Ce sont les parents de Hani qui expédient ce message, incluant un passage de prière biblique, demandant aux destinataires de lire à haute voix ce passage et de l’envoyer à toutes leurs connaissances pour le lire également. Cela pour aider Hani à guérir. Ils ont demandé expressément de le faire même si l’on n’est pas croyant: «Même si vous ne croyez pas – Nous croyons; faites-le pour nous.»
Je n’ai pas donné suite et effacé ce message. Non pas parce que je me fiche de la jeune femme mourant ou que je ne voudrais pas qu’elle guérisse; bien au contraire! Mais en tant qu’athée je ne conçois pas de lire une prière et la transmettre aux autres «pour la croyance d’Autrui». Je le ferais quand l’Autrui, croyant, sera d’accord de ne plus prier quelque temps et d’inciter ses amis de faire pareil pour des raisons qui m’appartiennent. De plus, quant à la valeur de la prière en soi, il me semble bel et bien contradictoire.
Dieu tout -puissant sait tout depuis la naissance du temps. Il connaît l’avenir et tout acte est un de plus dans une mosaïque beaucoup trop complexe pour la compréhension du mortel, destiné à remplir un but divin bien défini d’avance. C’est aussi le cancer de Hani. La prière de guérison n’est donc qu’une demande auprès de Dieu de modifier les composantes de sa démarche hyper-archi-cosmique et donc la mise en doute de la justesse de son but final. Ce qui fait de la prière une démarche de non-croyance!
Mais je ne suis pas rancunier. Ainsi, je pardonne tout à Dieu, à cause de son sourire démodé:
Allez! Dieu, rentre à la maison, je t’ai tout pardonné.
Dr David MILLER
1 Sans doute – expression géniale! Tout en niant le doute, elle l’introduit.
2 Armée républicaine irlandaise
3 Donc, avec une causalité juridique supposée être juste.
4 Et pourquoi pas, puisque Dieu donne à d’innombrables reprises des ordres incestueux et pédophiles dans la Bible.
5 Involution?
6 Quelques livres et articles (Michael Moore, Noam Chomsky, etc.), sur les bavures américaines, peuvent soutenir cet «Oï».
7 Tolérance, vous avez dit tolérance?


