La liberté de religion des enfants

Une question encore très rarement discutée est celle de la liberté de religion des enfants. La Convention internationale des droits de l’enfant définit dans l’article 14 le droit des enfants à la liberté de pensée, de conscience et de religion. La Convention limite le droit des parents à la possibilité de guider les enfants d’une façon qui corresponde à leur développement.

Un sondage réalisé récemment auprès des jeunes entre 13 et 16 ans montre que leurs réponses sont guidées par l’environnement dans lequel ils grandissent : les jeunes d’un milieu musulman ou d’une dénomination évangélique accordent majoritairement une grande importance à la religion. Les autres jeunes, c’est-à-dire environ 80 %, ont visiblement bien d’autres préoccupations que la question de Dieu et de la religion.

Pour les Libres Penseurs, les enfants ont le droit de grandir et d’être élevés sans violence, sans peur et de façon sociale et démocratique. Nous pensons aussi qu’ils ont le droit d’être appuyés et soutenus de manière qui leur permet à développer leurs capacités, en conformité avec leurs attentes. C’est pourquoi les libres penseurs demandent qu’en Suisse, l’âge de la majorité en matière de religion — qui est aujourd’hui fixé à 16 ans — soit enfin abaissé.

3 réponses à “La liberté de religion des enfants”

  1. Lou dit :

    Bonjour,
    Alors là, c’est le pompon !
    Il ne m’est jamais venu à l’esprit qu’on pouvait avoir fixé un âge de majorité pour être libre de penser.
    Ce n’est peut-être pas suffisant qu’on nous serine depuis notre plus jeune âge avec ces niaiseries ?
    Je comprends maintenant pourquoi je me suis mis à dos la moitié de ma famille pour avoir envoyé balader toutes ces billevesées bien avant l’adolescence.

    Comme le disait Frédéric Dard : « Les cons ont toujours raison, question de surnombre »

    Rem: pour ceux qui possèdent un blog ou un site, il peuvent afficher leur athéisme au moyen de la « la lettre A écarlate », qu’on peut trouver sur le site http://french.outcampaign.org/blogroll du célèbre scientifique et écrivain Richard Dawkins.

  2. Enguerrande dit :

    Bonjour,

    Comment, Lou, vous étiez capable d’une telle chose avant même d’avoir 16 ans ????!! Mais quel démon a pu vous sussurer de telles aberrations à l’oreille ?? ;o)

    Eh oui, les enfants n’ont pas de réelle liberté religieuse avant 16 ans en Suisse. Donc théoriquement, des parents peuvent obliger un enfant de 14 ans à aller au culte ou à la messe tous les dimanches. Pourtant la capacité de discernement, bien que pas fixée clairement dans le droit suisse (http://www.admin.ch/ch/f/rs/210/a16.html) est estimée à partir d’environ 10 ans par le Tribunal fédéral, me semble–t-il. En tous les cas avant 16 ans c’est sûr !

  3. Matteo Silvestrini dit :

    C’est Richard Dawkings, je crois, qui relevait l’absurdité de donner aux enfants un adjectif religieux, par exemple de parler d’un enfant chrétiens, musulmans, catholiques, protestants… alors que personne n’aurait l’idée de parler d’un enfant socialiste, si les deux parents sont socialistes, ou d’un enfant UDC… En même temps les parents ont le droit-devoir de transmettre dans leur cadre éducationnel, ce qu’ils considèrent comme important pour leurs enfants… L’Etat oblige les enfants à aller à l’école jusqu’à 16 ans, pour des raisons évidentes (il me semble), les parents ont le droit d’obliger leurs enfants à suivre une instruction religieuse, ou leur interdire de la suivre, s’il pensent que leur décision sera utile à leur éducation. Jusqu’à quelle âge? On considère que 16 ans est la limite maximale pour obliger un jeune à suivre un programme éducationnel (je ne dit expressément pas « éducatif »). Le problème c’est de savoir ce qui se passe dans les cours d’instruction religieuse. Même dans le cadre des églises « historiques » l’offre et la méthode est tellement variée qu’elle voyage entre des expériences vaguement religieuses, porteuses de valeurs humanistes où le libre choix et la libre pensée est mise en avant, jusqu’à l’endoctrinement de type dogmatique ou charismatique, où le chantage a la vedette. Certes, plus une famille est ouverte et non dogmatique, donc saine d’esprit, plus l’enfant aura la liberté de chercher son propre chemin et forger ses propres convictions, avec ou non de l’instruction religieuse dans ses propres bagages…

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