Non aux mutilations génitales!

Prise de Position de l’ASLP à l’initiative parlementaire demandant l’élaboration d’une norme pénale réprimant la pratique directe et l’incitation à la commission de mutilations sexuelles féminines en Suisse.

Oui au nouvel article dans le Code pénale
Les Libres Penseurs Suisse saluent l’introduction d’une norme réprimant spécifiquement les mutilations génitales féminines.

Quotité de la peine
Afin de donner un signal fort et d’obtenir l’effet préventif voulu, il est indispensable de sanctionner l’infraction par une peine privative de liberté.

Délai de prescription
La prolongation proposée du délai de prescription jusqu’au jour où la victime a 25 ans est insuffisante, d’autant que les séquelles graves n’apparaissent qu’à l’âge adulte. Les MGF sont assimilables à des abus d’ordre sexuel commis sur des enfants impubères, actes pour
lesquels l’action pénale est aujourd’hui imprescriptible.

Circoncision aux jeunes garçons – aussi une mutilation
La circoncision que l’on fait subir aux jeunes garçons, fondée sur la religion ou la culture, constitue aussi une mutilation qui porte atteinte à l’intégrité physique des intéressés et est de plus en plus critiquée par les médecins:
http://www.aerzteblatt.de/v4/archiv/artikel.asp?id=61273 .



Toute intervention chirurgicale pratiquée sur les organes génitaux de personnes mineures de l’un ou l’autre sexe représente une violation du droit à l’intégrité corporelle garantie par les Droits de l’Homme. En réprimant seules les MGF, le législateur donnerait un faux signal, quand bien même les mutilations génitales pratiquées chez la femme et chez l’homme n’ont pas du tout la même portée.

ASLP
 15 juin 2009

Intersexualité
La pratique actuelle consiste d’opérer des nourrissons ou des enfants en bas âge intersexuels sans véritable justification médicale. Cette pratique viole leurs droits les plus fondamentaux et doit aussi être interdite.

Tags :

Laisser un commentaire