Genève s’aligne, mais à sa sauce. Après avoir longtemps résisté, le bout du Léman a décidé de suivre les autres cantons romands en introduisant l’étude du fait religieux à l’école obligatoire dès la rentrée 2011. Mais dans un canton où la séparation entre l’Etat et l’Eglise est un principe inaliénable, les autorités avancent prudemment. L’enseignement ne fera pas l’objet d’un cours spécifique: il sera intégré de manière transversale à des disciplines comme l’éducation citoyenne, l’histoire, la géographie, la littérature ou le français. Une approche inédite en Suisse romande: ailleurs, on accorde une place plus affirmée à l’étude des religions.


