Archive pour la catégorie ‘Communiqué’

Ct. VS: Narcisse Praz gagne le Prix Libre Penseur 2014, Jean Luc-Ador des œillères en or

Dimanche 25 janvier 2015

Le dernier week-end, Valentin Abgottspon et Marcel Theler, les présidents de la séction valaisanne des libre Penseurs étaient très fière d’avoir l’occassion à honnorer Narcisse Praz avec le “Libre Penseur” pour l’année 2014 (Enregistrement sonore). Narcisse s’est remercié avec quelques mots bien choisis (Enregistrement sonore).

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Ct. TI: Votation sur l’interdiction de dissimuler le visage dans l’espace public

Lundi 2 septembre 2013

Communiqué de presse

La section tessinoise des Libres Penseurs a suivi avec attention l’évolution du débat autour de l’initiative populaire constitutionnelle qui vise l’interdiction de dissimuler le visage dans les lieux publics (« Vietare la dissimulazione del viso nei luoghi pubblici e aperti al pubblico »).

L’ASLP désapprouve fortement la formulation symbolique donnée à ce thème par les promoteurs de l’initiative. Le peuple tessinois sera appelé à se prononcer sur la possibilité des femmes musulmanes de porter le voile islamique intégral. Par contre, suite au premier rejet du Grand Conseil tessinois, le contenu de l’initiative a été détourné par les promoteurs. La votation portera sur toute forme de dissimulation du visage dans l’espace public (casques intégraux, cagoules,…) au nom de la sécurité publique, en masquant manifestement le caractère symbolique de l’initiative.

Déjà maintenant les autorités ont la possibilité de contrôler l’identité des individus présents dans l’espace public, si susceptibles de créer de réels troubles à l’ordre public. Mais de toute manière, de femmes qui portent le burqa on n’en voit presque pas au Tessin. Les seules exceptions sont les touristes arabes très aisées qui se promènent occasionnellement dans les luxueux magasins de la Via Nassa (à Lugano), mais elles ne seraient pas directement touchées par le résultat de la votation ou en tout cas elles ne seraient pas expulsées du pays.

L’initiative soulève donc un problème inexistant. Les promoteurs jouent avec le sentiment d’insécurité de certains membres de la population vis-à-vis de l’agressivité de l’ « Islam politique », mais ne se proposent en aucun cas d’aider le débat sur la dignité féminine et sur l’égalité d’opportunités entre homme et femme.

L’Association des Libres Penseurs est convaincue que la laïcité de l’État et l’exposition de symboles religieux dans l’espace public sont des thèmes importants à aborder de manière sérieuse.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire de se confronter aux décisions prises par les États voisins, notamment avec les choix de l’État français. Il est nécessaire de créer une législation cohérente et unitaire qui puisse intégrer la dignité de la femme, la liberté de religion et la laïcité de l’État dans un discours large et complexe.

Le port du voile islamique intégral est une problématique à l’ordre du jour et qui concerne les combats de l’ASLP. L’approche des promoteurs de l’initiative « anti voile intégral » est construite sur l’affrontement des religions et n’aide pas la mise en place d’un débat serein, lequel, au contraire, est fortement souhaitable face à ce genre de conflits sociaux.

Ct. GE: Le DIP désavoue la direction de l’HEPIA et fait machine arrière

Jeudi 20 juin 2013

Coordination laïque genevoise / Section genevoise de l’Association suisse de la libre-pensée Communiqué de presse du jeudi 20 juin 2013

À la suite de la conférence de presse donnée mardi 18 juin par nos deux associations, la situation a rapidement évolué au sein de l’HEPIA (haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture) de Genève.

Réagissant à la pression des enseignants et de nos deux associations de défense de la laïcité, le Président du Conseil d’Etat genevois a dû invalider la décision de la direction de la haute école qui avait permis l’annexion d’une salle de cours par deux groupes religieux pour en faire un lieu de prière interdit aux autres étudiants.

Le Président du Conseil d’Etat a déclaré mercredi 19 juin dans le quotidien le Courrier de Genève que : l’affectation exclusive de la salle à deux groupes de prière pose problème. Il a également exigé que : cet espace ne soit pas réservé à ces deux groupes confessionnels. Il sera ouvert à toute personne qui en fera la demande et pour toute activité de réunion ou individuelle, comme lire un livre ou exercer une activité syndicale.

Nos deux associations regrettent néanmoins que le Président du Conseil d’Etat persiste dans son appréciation erronée de la réalité en déclarant, dans la Tribune de Genève de mercredi 19 juin : on n’interdit pas la prière dans les lieux publics, mais elle ne doit pas s’accompagner d’éléments ostentatoires. Cette affirmation est en effet contraire à la loi genevoise C4 10 sur le culte extérieur qui mentionne explicitement :

Art. 1
Toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique.

Or, ce qui est interdit sur la voie publique l’est a fortiori dans une école dont les locaux sont payés par les deniers du contribuable. Il nous faut donc rappeler cette évidence au Président du Conseil d’Etat et Chef de l’Instruction publique genevoise qu’une école publique ne doit ni ne peut, en aucun cas, être annexée par des groupes religieux afin qu’ils y installent leur lieu de culte ou de prière.

Enfin, nous sommes consternés de constater que, de crainte de représailles, le corps enseignant de l’HEPIA soit contraint à une véritable « omerta » et soit empêché d’exprimer publiquement son désaccord de voir foulé aux pieds l’un des principes fondateurs de notre république qu’est la laïcité. Il est en effet indispensable de garantir que l’enseignement public soit séparé des interférences religieuses quelles qu’elles soient car, elles ne relèvent que de la sphère privée.

À l’évidence le reniement de nos valeurs républicaines aurait été cautionné par nos autorités cantonales si nous n’avions pas réagi avec vigueur. Cela démontre à notre grand regret que ces autorités ne sont plus conscientes du devoir de protection des étudiantes et des étudiants dont elles ont la charge.

Ct. GE: Violation de la Constitution genevoise à l’HEPIA

Mardi 18 juin 2013

Coordination laïque genevoise / Section genevoise de l’Association suisse de la libre-pensée
Communiqué de presse du mardi 18 juin 2013

Nos deux associations ont appris, par un article du Courrier de Genève que la direction de l’HEPIA (haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture) réserve un local à l’usage exclusif de quelques étudiants de cet établissement public afin que ceux-ci y exercent des activités cultuelles religieuses. Or, ce local qui appartient au patrimoine public a donc été détourné de son usage premier pour devenir un lieu de culte et de prière d’où les autres étudiants sont exclus.
Ces faits constituent une violation patente de la Constitution genevoise, récemment acceptée par le peuple, qui précise :
Art. 3 Laïcité 
1 L’Etat est laïque. Il observe une neutralité religieuse. 
2 Il ne salarie ni ne subventionne aucune activité cultuelle.
La direction de l’HEPIA n’a pas jugé utile d’informer le corps enseignant, certains enseignants l’ont néanmoins appris et s’en sont alarmés. Par crainte de représailles, ils ont souhaité garder l’anonymat mais nous ont néanmoins confirmé cette information. Un courrier émanant de l’association genevoise des enseignants des écoles professionnelles, dont nous avons pu nous procurer une copie, corrobore ces informations.
Cette violation constitutionnelle a lieu au sein de l’école publique. Or, la vocation de l’école est d’être un lieu d’enseignement ouvert à tous sans discrimination, notamment religieuse. Elle ne peut pas abriter un espace réservé exclusivement à des activités relevant de la seule sphère privée de quelques-uns.
Nos deux associations ont donc écrit au Président Conseil d’Etat et du Département de l’instruction publique, Monsieur Charles Beer, pour exiger :
La fermeture immédiate de ce lieu de culte et la réaffectation de ce local à des activités d’enseignement ;
L’ouverture d’une enquête à l’encontre de la direction de l’HEPIA afin de déterminer si cette dernière doit ou non être sanctionnée pour avoir violé la charte constitutionnelle et détourné des bâtiments publics, payés par l’ensemble des contribuables, à un usage exclusivement cultuel, au mépris évident de la laïcité ;
Que le Conseil d’Etat et plus particulièrement le Département de l’instruction publique réaffirme publiquement, clairement et sans aucune ambiguïté, son respect des principes républicains exprimés dans le texte constitutionnel et qu’il s’engage à respecter scrupuleusement la neutralité religieuse et la laïcité, indissociables de l’enseignement public.

 http://www.lecourrier.ch/110419/l_hepia_abrite_t_elle_une_salle_de_priere

ASLP: Nouvelle présidence

Dimanche 26 mai 2013

Lors de l’assemblée des délégués, le 26 mai à Olten, les Libres Penseurs Suisses ont elu une nouvelle présidence: Andreas Kyriacou (ZH) fût titulaire de président central, Valentin Abgottspon (VS) titulaire de vice-président. La nouvelle présidence aspire à poursuivre l’evolution des effectifs depuis la campagne d’affiches « Dieu n’existe probablement pas… » en 2009 et à aiguiser le profil de l’ASLP comme défense des intérêts des sans confessions.
Le relevé structurel du recensement fédéral de la population 2010 a montré, que 20.1 pourcent de la population suisse n’a pas d’appartenance religieuse – nombre presque doublé en dix ans.

VS: Le licenciement de Valentin Abgottspon était contraire à la loi!

Jeudi 15 novembre 2012

Avec satisfaction l’Association Suisse des Libres Penseur prend connaissance de la décision du tribunal cantonal VS: Le licenciement de Valentin Abgottspon était contraire à la loi! Fait qui était déjà constaté dans une expertise en 2011 mais ignoré par le conseil d’Etat.

Le tribunal constate:

- Il ne peut pas qualifier le comportement reproché à V. Abgottspon de manquement particulirement grave, qui justifierait la résiIiation immédiate
- En plus Valentin Abgottspon n’a pas été consulté avant de licenciement, ce qul constitue une violation de son droit d‘être entendu.

Communiqué du tribunal et décision (Allemand)

Ecole – religion

Le Tribunal cantonal laisse ouverte la question  des crucifix dans les salles de classe publiques. Néanmoins, il se réfère à une décision de la Cour des droits de I’homme du 18 mars 2011 rendue dans une affaire italienne, selon laquelle le crucifix dans les écoles publiques et dans les leux publics ne viole aucun droit fondamental.
Mais des experts de loi suisses ne s’attendent pas à des conséquences sur la situation en Suisse, où le Tribunal fédéral a décidé en 1990: « L’apposition du crucifix dans les salles d’école primaire ne satisfait pas à la neutralité exigée par l’art. 27 al. 3 Cst. ».

Et en plus, dans le cas Abgottspon il ne s’agissait pas simplement d’un crucifix accroché ou pas, mais aussi d’une loi cantonale qui demande aux écoles de préparer les enfants à leur « tâche de personne humaine et de chrétien » et d’un système qui demande aux enseignants d’accompagner les enfants aux offices religieux et de participer aux préparations pour des cérémonies religieuses.

Commentaire sur l’interdiction des minarets

Lundi 30 novembre 2009

L’ASLP regrette que la constitution fédérale laïque (mis à part l’introduction du préambule) sera alors complétée d’un article spécifique à la religion.

Non à l’intégration par la religion

L’ASLP est convaincue que les acquis du siècle des Lumières en Europe ont marqués durablement la culture actuelle et ont supplanté de nombreux éléments cléricaux chrétiens. Une société séculaire, pluraliste et démocratique peut en faire de même avec l’islam. Ainsi l’intégration par la religion ne doit pas être une stratégie gouvernementale. L’ASLP mise ici sur les outils éprouvés (héritage des Lumières et éducation) et sur l’engagement mutuel en matière de tolérance et de respect.

Non aux prestigieuses constructions

L’ASLP exige que les édifices religieux doivent correspondre à un besoin régional. Les prestigieuses constructions ne doivent pas être autorisées.Dans l’ensemble il existe trop d’édifices religieux en Suisse qui ne sont plus utilisés comme il se devrait. L’association suisse de la liberté de pensée est de l’avis que la revalorisation, la transformation et enfin la démolition d’édifices religieux inutilisés ne doivent pas être tabou du point de vue des contribuables concernés.

Commémoration de Michel SERVET le 27 octobre

Lundi 19 octobre 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Fédération de la LIBRE PENSEE de Haute Savoie (France) et l’Association de la LIBRE PENSEE de Genève (Suisse) appellent en commun  à honorer la mémoire de MICHEL SERVET  avec le soutien de la Municipalité d’ANNEMASSE.

Humaniste et homme de science victime de l’intolérance des religions, il fut d’abord condamné à mort  par l’Eglise catholique et l’Inquisition et  brûlé en effigie avec ses livres à Vienne (France). Mais c’est à Genève qu’il fut mis au cachot et brûlé vif par CALVIN et les Protestants  le 27 octobre 1553.

Qui est Michel Servet ? Servet est tour à tour et à la fois : médecin, mathématicien, astronome, géographe, théologien, bref Servet le savant est victime de l’obscurantisme religieux, victime de l’intolérance des dogmes. C’est une grande figure de la pensée libre, avec d’autres qui ont été, comme lui, persécutés pour leurs opinions. Tel Galilée qui, pour sauver sa peau, a été contraint de se rétracter. Bien d’autres malheureusement ont péri sur les bûchers de l’Inquisition, comme Etienne Dolet (humaniste et imprimeur de Rabelais), Giordano Bruno, le Chevalier de la Barre …

Car enfin, quel a été le crime de Michel Servet?  Son crime, inqualifiable aux yeux des Eglises, a été de soumettre les dogmes à la méthode du libre examen. Les dogmes sont fondés sur « la vérité révélée ». Cette « vérité » d’inspiration divine ne souffre pas qu’on lui applique la critique rationaliste, la méthode scientifique sur laquelle se fonde le libre examen.

C’est pourquoi, aujourd’hui comme hier, les libres penseurs perpétuent la mémoire de Michel Servet, ils commémorent son supplice car l’exemple de Michel Servet symbolise la continuité du combat toujours actuel des Lumières et des connaissances qui émancipent l’individu contre l’obscurantisme et les superstitions qui l’asservissent. Michel Servet symbolise le combat pour la liberté de conscience, la liberté de penser librement et d’exprimer ses idées. Cette liberté ne peut s’exercer que par une séparation stricte  des Eglises et de l’Etat : en France, la laïcité c’est la Loi de 1905 qui a abrogé le Concordat et dont les deux premiers articles stipulent:

Article 1 :La République assure la liberté de conscience….
Article 2 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte…

Les libres penseurs appellent tous les laïques, tous les citoyens attachés à la République à se rassembler

RENDEZ-VOUS à ANNEMASSE
le mardi 27 octobre 2009 à 18h30
au pied de la Statue de MICHEL SERVET
place de l’Hôtel de Ville

Une gerbe sera déposée au Monument et des prises de parole évoqueront la vie et l’œuvre de Michel SERVET ainsi que le supplice que lui infligèrent ses bourreaux.