Archive pour la catégorie ‘Critique des religions’

« Fighting God » – Événement avec David Silverman

Lundi 2 novembre 2015
"Fighting God" -Événement avec David Silverman

"Fighting God" -Événement avec David Silverman

 

Samedi, 07.11.2015 – 19.00 Heure

Hörsaal 1 – Pharmazentrum

Klingelbergstrasse 50

4056 Basel

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Dimanche 08.11.2015 – 14.00 bis 18.00 Heure

Zentrum Karl der Grosse

Kirchgasse 14

Zürich 

 

 

Honorer la mémoire de MICHEL SERVET

Jeudi 7 octobre 2010

La Fédération de la Libre Pensée de Haute Savoie (France)
L’ Association de la Libre Pensée de Genève (Suisse)

appellent à honorer la mémoire de MICHEL SERVET humaniste et homme de science victime de l’intolérance des religions. D’abord condamné à mort par l’Eglise catholique et l’Inquisition et brûlé en effigie à Vienne (France), il fut mis au cachot et brûlé vif par CALVIN et les Protestants à Genève le 27 octobre 1553.

RENDEZ-VOUS le mercredi 27 octobre 2010

ANNEMASSE à 18h30

au pied de la Statue de MICHEL SERVET

place de l’Hôtel de Ville

Une gerbe sera déposée au Monument et des prises de parole évoqueront la vie et l’œuvre de Michel SERVET ainsi que le supplice que lui infligèrent ses bourreaux.

Sex-tourisme à la catholique?

Jeudi 15 avril 2010

Des prêtres pédophiles n’ont pas seulement été déplacés dans leur pays mais aussi envoyés comme missionnaire dans le tiers-monde.

Brésil:

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/04/14/AR2010041404100.html

Indie:

http://www.andersonadvocates.com/NewsListing.aspx?ID=388

Taslima Nasreen, sans foi ni toit

Jeudi 15 avril 2010

Toujours visée par les fatwas, exilée et traquée, l’écrivaine bangladaise Taslima Nasreen conserve sa virulence athée et féministe. Rencontre

On rirait presque de tant d’innocence. «Je ne comprends pas pourquoi les gens disent que je suis radicale!» s’étonne Taslima Nasreen. Vêtue tout en sobriété sombre et de soies mêlées, elle est assise, calme et posée, dans un discret hôtel parisien sous les yeux aguerris de quatre gardes du corps. Elle vient d’expliquer en détail comment «la religion empoisonne tout, crée des souffrances, de l’exploitation, encage les femmes et nie leurs droits».

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/886b380a-4805-11df-a270-683df0d936f3/Taslima_Nasreen_sans_foi_ni_toit

Anne Hathaway lâche son Eglise pour son frère gay

Lundi 15 février 2010

L’actrice de 27 ans s’explique sur sa démission de l’Eglise catholique, après que son frère lui a révélé qu’il était gay. Anne a intégré l’Eglise épiscopalienne américaine, tout en avouant qu’elle se cherche encore côté religion.

http://www.20min.ch/ro/entertainment/people/story/29997620

Les délices foireux de Dieu dans le déprimatoire d’un attendu paradis

Lundi 16 juin 2008

Oui, les choses ci-après ont déjà été dites et écrites plusieurs fois dans le passé. Il ne faut pas ignorer les choses seulement car elles sont dites ou écrites de manière répétée et les conclusions sont déjà bien connues. Au contraire!: parfois il y a dans l’itération un soulignement de vérités essentielles qu’il est important d’enraciner dans la mentalité des gens au vu d’une puissante et perverse propagande sous l’égide des pouvoirs religieux. La question est de distinguer entre culture et barbarisme et faire comprendre aux gens que la soi-disant «loi» de la foi est paradoxale en soi. Cette forme de «loi» se base précisément sur un non-respect des lois universelles de base, nécessaires à la survie de toute société saine. Les pouvoirs religieux savent bien que, tant que des débris de liberté rôdent dans ce monde, leurs «propositions électorales» seront conçues – et à juste titre – comme grotesques.

Durant certaines périodes dans la vie de tout un chacun, le terrorisme religieux peut sembler – ne serait-ce que temporairement – légitime, ce qui donne par la suite aux religions le droit tacite à la popularité dans son chemin de construction de barbares théocraties, prônant l’élimination des gens appartenant à d’autres concepts de vie, qu’ils soient laïques ou d’autres religions. Cela s’est bien vu (liste non exhaustive) dans l’islam en Iran de Khumeini, en Afghanistan des talibans, dans le christianisme des croisades et de l’Inquisition, dans le judaïsme dans les récentes déclarations du rabbin Ovadia Yosef (on a le droit de tuer les non-croyants), etc.

Tout cela stimule la naissance et l’expression d’impulsions meurtrières dirigeant les bases de relations entre communautés, impulsions refoulées car leur refoulement est la première condition pour la création d’une civilisation dégénérée basée sur la croyance: l’ennemi est partout – la guerre est donc inévitable et totale. Certains gouvernements (particulièrement dans le Proche-Orient) sont macérés dans le piège entre religion et besoins nationaux et territoriaux modernes. L’Iran a sombré dans le chaos, ne pouvant pas créer un régime vivant hors religion. Le Liban s’écroule actuellement sous le fouet des chicaneries religieuses, l’Iraq de l’après-guerre s’enfonce dans la même «lumière», comme le Liban.

En septembre dernier (2003) j’ai assisté, résigné, en pleine rue centrale de ma commune, à un macabre spectacle d’un groupe de vingt enfants et adolescents qui chantaient sous l’égide de deux adultes. Une jolie jeune fille âgée de 14 ans, toute percée et tatouée, avec l’ombilic à l’expo libre, dansait une sorte de danse extatique rappelant celles des hippies de Haré Krishna des années soixante; une sorte de besoin physique de déshonneur. Je me suis dit sans hésitation: «Quelque chose de médiocre, quelque chose de religieux.»

Le spectacle de ce que sont les religions est bien humiliant pour l’intelligence humaine. Quel tissu d’aberrations! Plus l’incongruité est flagrante – plus les gens s’y attachent, on dirait affectivement… Une autre fille, âgée de 8 ans, est sortie du cercle et m’a proposé avec un sourire angélique et rêveur une petite carte avec la «photo» de Jésus. «Qu’est-ce que c’est?», lui ai-je demandé. «C’est notre rédempteur…», m’a-t-elle répondu avec un regard si doux, plein d’amour céleste, étonnée de ma question. «Et qu’est-ce qu’un rédempteur?», lui ai-je demandé. Là, elle n’a plus pu répondre.

Cette petite fille était si convaincue de ce qu’elle disait, sans aucun doute1, ce qui est désolant car le doute est la source de la vérité qui, à son tour, est la source de la justice qui, à son tour, est la condition sine qua non de la paix qui, à son tour, est la condition sine qua non de la vie. La vie est un droit fondamental de tout un chacun. Et puisque le doute est la source de la vie  le doute est un droit fondamental, dont cette petite fille est privée. L’état de choses chaotiques dans lequel se trouve actuellement l’humanité n’est pas, comme certains le prétendent ardemment, dû au manque de foi, mais à un excès de foi irraisonnée et de croyances contradictoires. J’ai voulu lui poser encore quelques questions quant au fatras hétéroclite de rancœurs anti-intellectu- elles suant de perversité primaire qu’est la Bible, nihiliste à toute idée cohérente et d’éthique humaine, où les choses écrites seraient aussi originelles que justes, mais le problème est que la partie originelle n’est pas juste (comme celle qui est juste n’est pas originelle).

J’ai voulu lui faire comprendre que la religion est le soupir des créatures accablées par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. J’ai voulu lui dire qu’on arrive à se maintenir à flot dans un océan d’incertitudes, mais on coulera à pic dans un marécage de dogmes. J’ai voulu l’avertir que toute conviction émue peut devenir l’origine d’une psychose passionnelle. J’ai voulu lui expliquer que je ne comprends pas cette idée de vie éternelle car des millions désirent l’immortalité tandis qu’ils ne savent pas quoi faire avec soi-même dans une banale journée merdique de pluie. J’ai voulu lui dire que son idée fondamentale est basée sur l’absurdité même, un monde renversé, une pantalonnade philosophique, son contenu le verbiage le plus creux et le plus vide auquel se soient jamais complu des imbéciles, et que le style est un galimatias le plus répugnant et le plus insensé, rappelant les pathologies mentales les plus graves.

J’ai voulu lui dire qu’exprimer en des formules lapidaires des réflexions ineptes n’emmènent de nulle part à rien et que la croyance n’est qu’une excellente méthode pour arriver systématiquement à des conclusions erronées en toute confiance et que la meilleure manière de ne pas croire c’est, justement, de lire la Bible. J’ai voulu lui dire que les faits ne cessent pas d’exister seulement car quelques délirants religieux souhaitent les ignorer, et que les deux adultes présents la font marcher en arrière vers le futur.

J’ai voulu lui faire comprendre que l’homme est le seul animal connu à ce jour qui connaît sûrement des choses qui n’existent point, et que Dieu s’évapore avec chaque pensée logique. J’ai voulu sortir cette petite de son lugu-bre disneyland chrétien et lui faire comprendre qu’elle y est libre à peu près comme un mort-né. J’ai voulu lui demander si elle se rend compte de la perversité des deux adultes, marchands de mysticisme, maquereaux des craintes et de maladives obsessions.

J’ai voulu lui demander si elle serait d’accord d’être parmi les petites filles «examinées» pour leur virginité par les soldats envahisseurs obéissant à la commande de son rédempteur «Dieu-amour»: «Tuez tous les mâles des peuples qui s’opposent à vous, y compris les petits garçons, et faites mourir toutes les femmes mais réservez-vous toutes les petites filles et les autres vierges (Nomb. 31: 17, 18). Cela devrait être fascinant, n’est-ce pas, chercher après la guerre la virginité chez des milliers de petites-filles et des jeunes femmes (bonjour la pédophilie divine).

Mais avec une expression de déception, incomprise, la petite a regagné son groupe. La hydre jésuite a frappé encore une fois. C’était terrible. Cette scène m’a rappelé l’image des «nègres qui chantent et un grand patron blanc qui les aime tous». Quelle image réjouissante et paradisiaque… Mais le cadre est trop petit, et on ne voit pas le fouet, ni les chaînes, l’inceste, les massacres, non plus les tables de vente des esclaves. Cela me rappelle une émission à la radio (10.11.1997), où un prêtre catholique a sévèrement attaqué dans le cadre d’un discours manichéiste les adeptes d’un groupe religieux satanique pour les «cérémonies stupides» et les «recrutements des antisociaux parmi les pathologies psychiatriques».

J’appellerai cela «manque de capacité d’introspection» (de ce prêtre). A-t-il pu voir la stupidité des cérémonies catholiques et jésuites, identiques dans leurs messages et manifestations à celles sataniques – sauf le Dieu qui change son titre! Eh bien, «mon père», sachez que Dieu, quelle que soit la facette qu’il utilise, est un scandale (mais un scandale qui rapporte pas mal, avouons-le).

«Le plus grand problème est que les prêtres prennent des enfants âgés de 6-7 ans, avec lesquels on ne peut plus rien faire par la suite» – Thomas Alva Edison (1847-1931). Pour moi aussi, il s’agit là des enfants abusé(e)s, tout simplement. Le viol n’est pas exclusivement physiquement sexuel; il peut être tout aussi bien spirituel. Comme le viol sexuel brise la colonne vertébrale de la sexualité, le viol spirituel n’est pas moins houligan, brisant la colonne vertébrale de la moralité et prépare des handicapé(e)s sexuel(le)s. Sous couvert de prétentions spirituelles de «bien de l’enfant» il n’y avait qu’une excitation émotionnelle pathologique et dangereuse dont le seul but est de prendre en otage la liberté des enfants en les noyant dans un marais schizophréniforme et en leur jetant les deux bouts d’un câble de sauvetage sous forme d’une «photo» d’un inutile défunt.

Prendre en otage, (physique, idéologique, psychologique ou spirituel) me fait frémir, et d’autant plus qu’il s’agit d’enfants. Exploiter la faiblesse des jeunes me semble un crime. Semer des «idées directrices» dans l’esprit des jeunes empêche le développement de celui-ci. Ces idées deviennent par la suite des idées de prévalence qui consistent en un but à atteindre. L’évolution se fait vers le délire qui est la conviction irréductible de la nécessité d’atteindre ce but. La passion morbide que les jeunes dévoilent envers ce rédempteur Jésus me rappelle de graves pathologies passionnelles que l’on rencontre d’habitude en prison et dans les milieux psychiatriques fermés. Tout pour Jésus, rien contre Jésus, rien hors de Jésus… Comme le disait Ssaint Mussolini, quand il était Dieu: «Tout pour l’Etat, rien contre l’Etat, rien hors de l’Etat.» Il est à noter que les otages de nos jours sont tous des otages des «combattants» au nom d’un quelconque Dieu; des gens déchiquetés, brûlés, défigurés des divins attentats, handicapés ayant perdu le peu de joie dont ils bénéficiaient et pour lesquels la vie devient la mort en soi.

Les destructions modernes des religieux font peur. Je pense souvent à la question de la nature des conquêtes religieuses (croisades, islam…) au début de notre ère chrétienne, s’ils disposaient des armes de nos jours Le but ne sanctifie pas les moyens, mais les moyens indiquent le genre du but.

La religion, qu’elle soit représentée et / ou prétextée par un mensonge ou un autre, est un mal impardonnable. Mal qui détruit progressivement et avec véhémence notre capacité de diagnostic moral. Ainsi, elle ébranle et déstabilise les bases fondamentales d’une vie libre et de loi sociale harmonieuse et adéquate. Si le monde libre souhaite vraiment préserver sa vie naturelle et indépendante et rester fidèle à ses principes de liberté de penser et du droit de penser, il doit s’opposer aux croyances et aux pouvoirs religieux et les vaincre. La tolérance consiste à admettre la pluralité des opinions et à leur permettre de s’exprimer. Conclure un pacte de non-agression et de tolérance avec une forme quelconque de tyrannie ou d’endoctrinement n’est qu’illusoire. Il n’est pas possible, sous prétexte de tolérance, de tolérer l’intolérable. Il n’y a pas des normes ou des critères selon lesquels la société laïque, en danger d’asservissement religieux, pourrait tenter d’arriver à un dénominateur commun avec la religion. Il n’y a pas de possibilité d’assouvir les exigences des religieux car ils exigent à ce que l’on se renonce voire au droit de décider de croire.

La manipulation mentale est la stratégie principale des religions. De cette raison, l’accaparement des médias est indispensable, comme on le voit à la télévision et l’entend à la radio. Les médias exécutent comme des marionnettes les commandes des croyants qui mettent en scène des réalités délirantes, figeant le spectateur et l’auditeur. Les médias répondent activement à la violence, quelle que soit sa forme, y compris celle spirituelle, ce qui crée une réaction de «feed-back» avec le résultat de création de nouvelles violences. C’est bête… Car ces mêmes médias seront les premiers à être condamnés au silence des agneaux si les religieux reviennent au pouvoir. Il faut cesser d’octroyer aux religieux l’honneur et la gloire de «sauveurs» car ils ne sauvent rien sauf leurs propres comptes bancaires; un homme du clergé est un homme qui prend en charge nos affaires spirituelles comme moyen de faire avancer ses propres affaires financières.

La stratégie des religieux à travers les médias est de déconnecter la personne de la réalité, ce qui est appelé dans le langage des psychiatres «psychose» (dont l’exemple le plus connu est la schizophrénie). S’ensuivent des «séquences d’acceptation», comme l’hypnose – on allie le spectateur ou l’auditeur avec notre cause en lui laissant comprendre que l’on s’allie à sa cause: si on est là, c’est pour le plaisir de se sacrifier et de soulager ses souffrances que l’on connaît si bien… parce qu’on l’aime. Les pas suivants sont des promenades imaginaires dans des mondes mystiques ou tout va bien à côté des anges et des dieux, puis le retour à la réalité, contaminée par les éléments fantastiques du «voyage». C’est tout simplement la création d’un délire en réseau (englobant plusieurs personnes). Les religions fleurissent dans une atmosphère de faiblesse mentale et de désaccords socioculturels qui caractérisent tant la société de nos jours. Le monde libre doit en triompher avant qu’elles ne se propagent davantage.

Sous les inspirations des médias, financés par le pouvoir religieux, la population commence à concevoir la religion comme liée intimement à la politique économique ou à des affaires étrangères, bref, à l’Etat, sans considérer les horreurs que ce système prêche comme mode de vie. Les religieux, ainsi bénéficiant d’une attitude de considération publique, deviennent politiciens ancrés dans le quotidien de tous. Si l’on prend comme exemple certains médias et l’IRA2, on a pu lire des termes tendancieux à l’égard des actes horribles: des massacres deviennent des «exécutions»3, la torture devient «interrogation», etc. La même fausse objectivité se trouve dans les reportages concernant la religion: la schizophrénie devient «sauvetage», une tuerie en masse devient «examen divin», la pédophilie est pardonnable4, etc. De ce fait, il n’est pas étonnant que la plupart des jeunes ne comprennent pas réellement le sens de la religion et sa vraie nature. Ils ne comprennent pas que la religion fonctionne comme les plus vulgaires organisations terroristes, par la création d’une atmosphère de désespoir et de peur, pour parvenir à annihiler la confiance que les

citoyens ont en leurs gouvernements, gouvernements déjà atteints, dans la plupart des cas, par des métastases religieuses. En privilégiant la notion du sacré et la morale du tabou, les religions ont, ipso facto, vénéré la perversité. Dès qu’elles se retrouvent en position de force, elles deviennent plus autoritaires et intolérantes que jamais! Souffrant d’acné spirituelle, les jésuites s’amusent à faire gicler leurs boutons sur tout le monde, y compris les enfants.

Nous devons comprendre que la religion est en soi une pure forme de violence spirituelle. Partout où elle a du poids, les gens sont violents, les droits élémentaires de l’homme ne sont pas respectés et le pays est arriéré. La religion est antidémocratique et contre les intérêts stratégiques les plus profonds du genre humain. Une étape inquiétante dans l’évolution (5) politique mondiale est l’apparition des Etats religieux fondamentalistes. Si au début on a eu le vibrant plaisir de connaître l’Iran et son gourou Khumeini, de nos jours des Etats religieux apparaissent comme des champignons vénéneux après la pluie. N’oublions pas les Etats-Unis d’Amérique, gigantesque Etat sombrant progressivement dans les méandres du fondamentalisme biblique. Le président jure sur Dieu. Sur l’argent (l’un des péchés capitaux?…) il est écrit «In God we trust».

Ce n’est pas sans raison que je mentionne la décadence religieuse des Etats-Unis d’Amérique dans cet article. L’influence qu’a ce pays sur le monde ne peut pas être ignorée. J’ai déjà dit que l’arriération rend une visite de courtoisie chez les religieux. Aujourd’hui, à titre anecdotique, parallèlement à la descente aux enfers religieux en Amérique, on y trouve, conjointement avec d’innombrables chaînes TV religieuses, des nouvelles chaînes télévisées du genre de «Miaou TV», destinées à attendrir le temps de nos amis les chats! On y voit des poissons, des rats… Tout pour que nos félins ne s’ennuient pas. Il est étonnant qu’on n’y trouve pas des scènes célestes. Et quand «Poisson TV»? (Et pourquoi pas? Pour nos poissons d’or dans leurs aquariums. On peut y transmettre des jolies images agrandies de plancton ou de délicieuses larves). Cette «avance» culturelle se trouve-t-elle par hasard seulement côte à côte avec les TV évangélistes?

Etre esclave, écrasé, humilié, c’est être esclave, écrasé et humilié même si c’est l’esclavage pour un Dieu. Il est effrayant de constater que dans la terreur religieuse il y a un autre paramètre à ne pas oublier: les patrons, les éleveurs nourriciers des terroristes religieux: tous sont des pays à caractère totalitaire (Oï! America!, n’est-ce pas? (6). On ne peut pas oublier le soutien mutuel entre Eglise catholique et Hitler, entre Hitler et son animal religieux de compagnie, le Mufti de Jérusalem, etc.

Nous devons donc casser en mille morceaux le mythe d’une religion libératrice. La religion décline la société humaine vers une époque préhistorique, d’avant l’existence des mœurs et de l’éthique humaine moderne et constructive. La religion est une menteuse parfaite et perfide. Elle n’est pas l’avenir, mais un passé lointain et précaire. Elle n’est pas le progrès, mais l’involution et la décadence. Elle n’est pas la liberté mais l’esclavage le plus humiliant. La religion n’est que les crépuscules des nations et des sociétés chantant leur propre marche de la mort dans leur chemin vers le néant, vers l’oubli; l’oubli, qui est la mort de la mort elle-même. Notre manière de s’adapter aux horreurs religieuses et au danger d’esclavage que la religion apporte est un signe d’une maladie morale sérieuse qui affaiblit notre capacité d’actionner et donc se concevoir comme des êtres libres.

Toutes les religions se sont développées à partir de structures sectaires: le judaïsme était une secte monothéiste en Egypte antique polythéiste, devant s’enfuir pour ne pas être décimé par les polythéistes7. Ils se sont développés par la suite en Cna’an, y devenant la religion dominante, persécutant à son tour les chrétiens, qui proviennent des Nazaréens, une secte dont le gourou est supposé être le «rédempteur» de la petite fille qui m’a abordé dans la rue, etc. Ainsi, toute religion réussie aboutit à un Etat totalitaire et / ou discriminatoire: Iran, Irlande, Israël, Afghanistan (Amérique, tiens!) etc. Ces Etats sont des religions qui sont arrivées au pouvoir après avoir réussi à gagner la confiance des peuplades, misant sur les charges de la culpabilité qui pullulent dans toute religion et que toute religion s’est créée comme base ultérieure de conquêtes.

L’amour à Jésus, mort comme il l’est, fait froid dans le dos. Cet amour qui émane d’un spiritualisme castré (et castrant), d’un romantisme difforme et d’une bizarre haine envers la vie. Cet amour qui devient possible en raison de l’effacement des frontières conceptuelles entre «libération» et «tyrannie». Il n’y a plus la loi comme intermédiaire entre l’individu et la structure environnante qui est l’Etat, car il n’y a plus de réel Etat – tout est le royaume de Dieu. Le royaume des cieux gagne petit à petit les vides de notre vitalité dans le cadre d’un inquiétant impérialisme céleste ayant pour objectif le zéro vital.

Il serait juste, donc:

1. D’octroyer à la religion le seul statut qu’elle mérite réellement d’avoir, celui de hostis humani generis (l’ennemi de l’humanité), et / ou celui de mal in se (mal en soi);

2. D’interdire aux médias publics de devenir les haut-parleurs des religions, sans pour autant interdire des stations de transmission religieuse, financées par les croyants. Le rôle des médias publics consiste à fournir des informations objectives et non pas à créer des vibrations émotionnelles dirigées;

3. D’interdire aux Etats de taxer le public pour les besoins religieux;

4. D’imposer des taxes de biens immobiliers, au nom de l’égalité et contre la création des castes, sur l’immobilier religieux comme celui du simple citoyen;

5. D’orienter les systèmes de l’éducation dans un sens philosophique, métaphorique et historique en ce qui concerne l’étude des religions et non pas mystique, comme l’on voit par exemple en France durant les années 90, où sous prétexte d’étudier et d’apprendre on a déguisé la croyance représentant l’obscurantisme en «savoir historique» (et on prétend construire un savoir critique chez les jeunes avec ça).

Pour finir, le cas de Hani, communiqué par internet:

Hani est une jolie femme âgée de 30 ans, comme je l’ai compris d’un message internet qui m’a été envoyé par courrier de masse. Hani est atteinte d’un méchant cancer; le temps lui est compté. Ce sont les parents de Hani qui expédient ce message, incluant un passage de prière biblique, demandant aux destinataires de lire à haute voix ce passage et de l’envoyer à toutes leurs connaissances pour le lire également. Cela pour aider Hani à guérir. Ils ont demandé expressément de le faire même si l’on n’est pas croyant: «Même si vous ne croyez pas – Nous croyons; faites-le pour nous.»

Je n’ai pas donné suite et effacé ce message. Non pas parce que je me fiche de la jeune femme mourant ou que je ne voudrais pas qu’elle guérisse; bien au contraire! Mais en tant qu’athée je ne conçois pas de lire une prière et la transmettre aux autres «pour la croyance d’Autrui». Je le ferais quand l’Autrui, croyant, sera d’accord de ne plus prier quelque temps et d’inciter ses amis de faire pareil pour des raisons qui m’appartiennent. De plus, quant à la valeur de la prière en soi, il me semble bel et bien contradictoire.

Dieu tout -puissant sait tout depuis la naissance du temps. Il connaît l’avenir et tout acte est un de plus dans une mosaïque beaucoup trop complexe pour la compréhension du mortel, destiné à remplir un but divin bien défini d’avance. C’est aussi le cancer de Hani. La prière de guérison n’est donc qu’une demande auprès de Dieu de modifier les composantes de sa démarche hyper-archi-cosmique et donc la mise en doute de la justesse de son but final. Ce qui fait de la prière une démarche de non-croyance!

Mais je ne suis pas rancunier. Ainsi, je pardonne tout à Dieu, à cause de son sourire démodé:

Allez! Dieu, rentre à la maison, je t’ai tout pardonné.

Dr David MILLER

1 Sans doute – expression géniale! Tout en niant le doute, elle l’introduit.

2 Armée républicaine irlandaise

3 Donc, avec une causalité juridique supposée être juste.

4 Et pourquoi pas, puisque Dieu donne à d’innombrables reprises des ordres incestueux et pédophiles dans la Bible.

5 Involution?

6 Quelques livres et articles (Michael Moore, Noam Chomsky, etc.), sur les bavures américaines, peuvent soutenir cet «Oï».

7 Tolérance, vous avez dit tolérance?

Interview donnée par Georges Las Vergnas

Vendredi 16 mai 2008

Lausanne – 28.11.1971 – radio suisse romande ( journaliste: patrick ferla )

Georges Las Vergnas

Ancien vicaire général du diocèse de Limoges, Las Vergnas était né en 1911. Il connut le sein fripé de l’Eglise. En 1945, dénonçant l’imposture chrétienne, il cesse d’être complice et devient accusateur, ce qui lui vaut la plus haute distinction de Rome: l’excommunication majeure avec tous ses droits et privilèges. Las Vergnas monte ainsi au rang des Césars et des Hérésiarques, mais il portera l’anathème avec modestie. Et sa conscience étant droite, sa vie le sera. Il rejoint les Mouvements de la Libre Pensée et de l’Union rationaliste, devient un membre influant du Cercle Ernest-Renan. Humaniste, philosophe et historien, épris de justice et de vérité, Las Vergnas parcourt l’Europe francophone. Ses conférences sont admirables de logique et de clarté.
Son œeuvre écrite, érudite et colorée, fait autorité, citons: Des miracles de Lourdes à Teilhard de Chardin, Pourquoi j’ai quitté l’Eglise romaine?, Jésus-Christ a-t-il existé? et un hommage ébouissant à François Villon, clerc et poète tonsuré, ouvrage, hélas, disparu des librairies.

J’eus le privilège d’être son ami durant les dernières années de sa vie. Disparu bien trop tôt, Las Vergnas n’eut, hélas, pas le temps d’achever la rédaction de son Nouveau Dictionnaire du Libre Penseur. L’interview ci-après avait été réalisée sous l’égide de l’Union rationaliste. Elle fut diffusée un dimanche à midi sur les ondes de la Radio romande à une époque où nos médias étaient plus soucieux d’objectivité que d’orthodoxie.

G.L.V. – Je crois qu’il faut dire tout simplement, un peu dans le style de la Genèse: «Au commencement était ma mère.» Il y a beaucoup de femmes qui ont la vocation d’être mère de prêtre. Beaucoup plus que d’enfants qui ont la vocation d’entrer eux-mêmes dans le sacerdoce. J’ai donc été mis au séminaire à 10 ans; j’ai été orienté dès le départ et par la suite j’ai continué sans que rien ne vienne interrompre le cours de mes études. J’ai été ordonné prêtre à 23 ans, ayant reçu en quelques semaines le sous-diaconat et le diaconat, puis la prêtrise. Aussitôt j’ai été nommé professeur, puis vicaire à Sainte Marie de Limoges, et deux ans après j’ai été nommé vicaire à la cathédrale de Limoges et aumônier du lycée de cette même ville.

P.F. – On va faire un retour en arrière, on vous retrouve à 23 ans, vous êtes ordonné prêtre. D’abord qu’est-ce que ça fait?

G.L.V. – Je dois dire que sur le moment j’en ai été très heureux parce que c’était le couronnement de toute ma vie, de toute cette étape qui m’avait conduit précisément jusqu’au sacerdoce. J’étais véritablement croyant, je pense, mais je n’avais pas eu la possibilité d’étudier d’assez près l’origine des dogmes, l’Eglise institutionnelle. Jusqu’à présent, cela avait été avec l’Eglise des fiançailles, qui sont toujours enchanteresses, que le mariage qui risque parfois d’apporter certaines déceptions. Et c’est à partir de ce moment-là qu’ayant eu la possibilité d’étudier certains livres et de recommencer intégralement mes études, je me suis aperçu que tout n’était pas exactement comme l’Eglise l’enseignait. Je n’ai point décroché en un seul jour, l’évolution a été lente, ce qui explique qu’elle n’ait pas été douloureuse, et est venu un jour où je n’aurais plus pu rester dans l’Eglise sans manquer à ma conscience. C’est alors que je pris la porte, c’était en août 1945, j’avais 34 ans.

P.F. – La vie d’un prêtre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qu’est-ce que c’est? Est-ce qu’on peut en parler un peu? Comment c’était avec vous?

G.L.V. – Je ne peux pas bien vous dire ce qu’est la vie d’un prêtre actuellement, parce que dans ce dernier quart de siècle elle a changé énormément. On a pu parler de mutations à tous points de vue, même dans la mentalité des gens, même dans les institutions. Et je sais que l’Eglise qui vit dans le monde en a subi la répercussion. Alors actuellement, je ne peux pas vous dire ce qu’est la vie d’un prêtre, mais je peux vous dire quelle était la mienne. Eh bien, à ce moment-là, jeune vicaire, j’assurais déjà la première messe du jour qui était ordinairement dite à six heures ou à sept heures. Ensuite dans la matinée, j’avais la possibilité d’étudier, de préparer mes cours au lycée, je faisais des visites aux malades; l’après-midi se partageait par les cours d’instruction religieuse au lycée. C’était une vie très simple, une vie très régulière; pour quelqu’un qui aime la vie intérieure et qui aime l’étude, je suis convaincu que c’est une grande possibilité.

P.F. – Si vous vous promeniez aujourd’hui à Lausanne vers treize heures et que vous rencontriez un prêtre dans la rue, il vous ferait penser à quoi?

G.L.V. – Eh bien, écoutez: je me suis tellement détaché de l’Eglise du point de vue intellectuel et moral que maintenant cela ne me fait aucune émotion. Les premiers temps, je regardais la soutane avec un certain étonnement. Maintenant c’est avec indifférence.

P.F. – L’étonnement que vous ressentiez alors, est-ce qu’on peut l’expliquer?

G.L.V. – En l’expliquant, je crois à un double point de vue: d’abord que j’aie pu la prendre et ensuite que j’aie pu la quitter, alors qu’il était tellement plus simple de ne jamais la prendre. L’étonnement était donc double: au départ et à l’arrivée. Tandis que maintenant… d’ailleurs on voit de moins en moins la soutane: les prêtres sont habillés de plus en plus en costume de ville. Alors il m’est difficile de me mettre à leur place puisque je n’ai jamais porté cet habit civil. Et maintenant, il faut faire l’effort. Voyez, il m’arrive parfois d’entrer dans les grandes cathédrales pour en admirer l’architecture.

P.F. – Simplement l’architecture?

G.L.V. – Absolument. Ou alors la beauté d’une certaine musique. J’aime beaucoup le chant des orgues, cette musique à la fois puissante et subtile. Mais en ce qui concerne purement la religion, non. J’ai mon idéal. Je ne dis pas que je sois absolument dénié de religiosité. Je ne le pense pas. Je crois qu’il y a en moi un certain idéalisme qui, à bien des points de vue, peut toucher à des régions éthérées, comme celles, mettons, de Jean-Jacques Rousseau qui se plaisait à rêver devant les sommets neigeux, etc. Ça touche peut-être un peu à la religion puisque ça touche à l’art, et que c’est l’art qui a fait les dieux. Par conséquent, il y a quand même un point commun.

Alors le problème est de savoir si l’on personnalise Dieu. Le vrai problème n’est pas de savoir si Dieu existe ou n’existe point. Parce qu’on peut employer des mots suffisamment obscurs et suffisamment larges pour que personne n’y comprenne rien. Le vrai problème est de savoir si Dieu est personnel ou s’il ne l’est pas. Un point c’est tout. Ainsi le problème est clair. Eh bien, je ne crois pas en un Dieu personnel. Mais je crois qu’il y a des choses qui nous dépassent, et je crois que le mystère a sa grandeur, et je dirais même sa profondeur poétique.

P.F. – Que pensez-vous de la révolte de certains prêtres, comme celle de l’abbé Barraud, dont on a beaucoup parlé, dont on parle encore?

G.L.V. – Ecoutez, je vais répondre à cette question avec beaucoup d’indépendance pour la raison suivante: c’est que j’ai quitté l’Eglise depuis vingt-six ans, et que personnellement je suis toujours célibataire. Je n’ai donc jamais éprouvé la nécessité de me marier. Et je dirais que j’en suis très heureux et voici pourquoi: c’est que lorsque je fais des conférences pour l’Union rationaliste ou pour la Libre Pensée, on ne peut pas me soupçonner d’avoir quitté l’Eglise pour une raison passionnelle. Oh! ce serait bien légitime, et je ne juge absolument pas ceux qui ont agi ainsi. Mais enfin ce n’est pas mon cas.

P.F. – Vous avez quitté l’Eglise pour des raisons d’ordre moral et intellectuel. Quelles sont quelques-unes de ces raisons?

G.L.V. – C’est le sujet de toute une conférence et de tout un livre Pourquoi j’ai quitté l’Eglise romaine. Je dis que je n’accepte point la plupart des dogmes de l’Eglise, tels que la Trinité, par exemple, l’Incarnation et la Rédemption qui me semblent, ou bien ne reposer sur aucun texte ou étant contraires aux exigences de la morale contemporaine. Le péché originel, par exemple, qui fait que toute l’humanité est entraînée par la faute d’un seul, dans le péché, dans la chute et dans la punition, on veut essayer de légitimer parmi nous la faute collective qui n’est acceptée par aucun tribunal à notre époque. Il y a donc un retard entre le Tribunal et l’Eglise et je ne vois pas comment on peut l’accepter.

P.F. – L’Eglise est donc en retard?

G.L.V. – L’Eglise est en retard. Il est certain qu’elle est en retard du point de vue de la Rédemption. Parce que la Rédemption veut éterniser chez nous la notion de sacrifice humain: quelqu’un meurt pour sauver l’humanité. Autrefois on sacrifiait un jeune homme ou une jeune fille pensant que son sang très pur n’en serait plus précieux aux divinités et que ce sang précieux de l’innocence allait sauver le coupable. Eh bien, nous n’admettons plus cela. Nous n’admettons plus qu’un innocent, par son sacrifice, puisse racheter le criminel. C’est pourtant ce que l’Eglise nous demande de croire. Voyez, vous me posez cette question, j’y réponds un peu rapidement: voilà les deux dogmes essentiels de l’Eglise romaine, sur quoi tout repose, le péché originel et la Rédemption: mais ce sont deux injustices, la faute collective et le sacrifice de l’innocent.

Je n’admets pas non plus le problème des sacrements. Le sacrement est un rite magique. Par conséquent, ça s’oppose à la valeur morale de l’individu. Vous avez deux petits enfants qui n’ont rien demandé, pas plus le baptême qu’autre chose: ils ont des soucis purement alimentaires. Vous baptisez l’un, vous lui versez quelques gouttes d’eau sur le front, vous prononcez quelques paroles; celui-ci meurt, il va directement au ciel. Vous omettez ce rite sur le front de son petit voisin, il meurt, il n’ira pas en enfer, comme le prétendait saint Augustin, mais il ira dans les limbes, sorte de terrain vague de l’infini où il ne verra jamais Dieu. Alors je demande en quoi le premier a mérité et quel est le démérite du second. Nous sommes donc en présence d’un rite purement magique qui n’est nullement demandé par l’intéressé. Eh bien, j’estime qu’enseigner des choses semblables, c’est faire glisser la véritable moralité qui doit reposer sur un acte, c’est la faire glisser sur un geste dont est parfois inconscient celui-là même qui en reçoit l’effet ou qui l’accomplit.

P.F. – C’est demander, si je vous comprends bien, à des hommes, à des prêtres qui sont là pour ça de jouer un peu, par certains côtés en tout cas, les magiciens.

G.L.V. – C’est-à-dire que les prêtres en souffrent de plus en plus. Pendant très longtemps, ils ont accepté cela sans aucun scrupule. Actuellement, il y a dans l’Eglise romaine une véritable campagne précisément contre cette valeur magique du sacrement. Vous savez même qu’il y a des prêtres, en particulier en France et à Paris, qui refusent de plus en plus de donner le sacrement du baptême à des petits enfants. Ils veulent le réserver aux adultes, comme c’était d’ailleurs le cas dans le christianisme primitif. L’Evangile ne parle pas du tout du baptême des petits. Il parle simplement des adultes qui demandaient le baptême dans lequel ils voyaient un geste d’initiation assez analogue aux mystères de l’Antiquité comme les mystères d’Eleusis.

Alors nous n’avons rien à dire contre le baptême demandé par des adultes. Nous n’avons rien à dire car après tout c’est eux qui le veulent. Et je pense que beaucoup de prêtres pensent maintenant de cette façon-là. Ils veulent démystifier ce qu’il y a de magique dans le sacrement.

P.F. – Si le Vatican vous avait demandé de participer au dernier synode, d’abord est-ce que vous auriez répondu favorablement à cette demande et si oui qu’auriez-vous dit là-bas?

G.L.V. – Je vous dirai d’abord, cher monsieur, que le Vatican ne me l’aurait pas demandé parce que c’est un fait qu’au dernier Vatican, il n’y a pas eu un seul ancien prêtre qui y avait pris part. Je dirai d’ailleurs que certains prêtres qui ont assisté au Concile de Vatican II ont maintenant quitté l’Eglise. Et même des experts, et même des théologiens. Ce que j’aurais dit… voyez, je réponds à votre question en essayant de me mettre à la place de celui qui aurait été là-bas, j’aurais dit qu’il y aurait beaucoup de choses à revoir. Il faudrait revenir à une mentalité moins primitive en insistant davantage sur la valeur morale de l’homme et en tâchant d’adapter les sacrements et les dogmes de l’Eglise aux exigences de la conscience moderne. Le Concile de Vatican II, en définitive, a beaucoup plus traité de l’organisation interne de l’Eglise; c’est intéressant pour elle, mais enfin le monde s’en désintéresse assez.

P.F. – On peut le supposer, nous parlons maintenant depuis une dizaine de minutes, on peut supposer que les auditeurs qui nous écoutent en ce moment reviennent du culte ou reviennent de la messe, puisque c’est dimanche. Et alors, généralement, le dimanche, on donne aux gens des pensées, on leur donne des conseils. Est-ce que l’on ne pourrait pas, aujourd’hui avec vous, leur poser une question?

G.L.V. – Bien volontiers.

P.F. – Laquelle pour vous?

G.L.V. – On pourrait leur demander en quoi, par exemple, la messe leur est utile du point de vue intellectuel et du point de vue moral? Qu’elle leur soit utile du point de vue sensibilité, je le comprends. Parce qu’alors là, en tant que croyants, ils pensent que le Christ est sur l’autel. D’autre part ils forment une sorte de couronne d’assistants, qu’on appelle de plus en plus d’ailleurs une assemblée fraternelle, je comprends donc que du point de vue sentimental ils éprouvent une joie que je respecte à assister au sacrifice de leur Dieu et à être unis à leurs frères.

Maintenant du point de vue intellectuel, je me demande quels enseignements ils en retirent. Et du point de vue moral, peut-on leur demander s’ils seraient meilleurs en n’assistant pas à la messe ou s’ils seraient pires? Or, j’ai constaté ceci – et là je fais appel à mon expérience personnelle – c’est que la foi de quelqu’un, sa religion ou ses opinions philosophiques, pratiquement, ne changent rien à sa vie quotidienne. Ce n’est pas la religion qui change l’homme, c’est l’homme qui assimile la religion suivant ce qu’il est. Si l’homme est bon naturellement, j’admets que la religion – et voyez, je tâche d’être tolérant – j’admets que la religion puisse encore le rendre meilleur. Mais s’il est mauvais, la religion va l’empirer.

Parce qu’on assimile une doctrine que l’on vous enseigne de l’extérieur et on l’assimile suivant ce que l’on est. Et c’est très facile à comprendre lorsque vous examinez l’histoire de l’Eglise: ce que l’homme pense pour être la voix de Dieu, la voix du Christ, en réalité c’est la voix de sa conscience. Un homme bon, comme saint François d’Assise, entendra Jésus-Christ lui demander d’être fraternel à tous les hommes et même à tous les animaux, et par conséquent il va les aimer. Mais un homme mauvais et intolérant comme Torquemada entendra le Christ lui dire de brûler les hérétiques et il allumera des dizaines et des centaines de bûchers. Et pourtant, si vous les croyez tous les deux, l’un et l’autre croient répondre à la demande du Christ.

Je conclus donc qu’en définitive, la voix du Christ est la voix de la conscience de chacun. Et c’est pour cela que nous, libres penseurs et rationalistes, nous mettons au premier rang l’amélioration de l’individu. Tout repose sur lui, en définitive, même les dieux. Les dieux changent, quand ils n’ont pas pu suivre assez rapidement l’évolution de l’humanité. Et quand l’homme se sent meilleur que le dieu que l’on prêche à son adoration, il le quitte pour s’en aller vers un autre. Je crois donc qu’on a tort de compter sur la religion pour améliorer les hommes, car les religions suivent, elles ne précèdent jamais. Etant entendu que les religions sont dans le ciel la réplique de la société parmi laquelle nous vivons sur la terre.

Transcrit par Roger PEYTRIGNET
Lutry, le 5 mars 2003

Un peu de discrétion

Dimanche 16 mars 2008

Les grands monothéismes ne se distinguent pas par leur modestie. Il faut qu’ils se montrent, pour des raisons évidentes de marketing. Les grandes cérémonies vaticanesques (qu’est-ce qu’il peut avoir l’air con avec sa mitre, Machin, et son costume blanc soigné et repassé impec par une nonne fanatique) ont surtout pour but de conforter les fidèles dans l’idée qu’une religion avec autant d’apparat ne peut pas être une mauvaise religion. Et si par là même on peut attraper quelques mécréants que ce faste impressionne (j’ai connu des cas), alors tant mieux, tant mieux!

Le judaïsme en tant que tel est plus discret. Le prosélytisme n’est pas son fait. C’est même la croix et la bannière (façon évidemment de parler) de vouloir devenir juif. Mais sur un plan individuel, on trouve des cas d’exhibitionnisme qui sont plutôt du ressort de la manie inoffensive. On voit le samedi matin, dans ma bonne ville, des juifs de stricte observance, chemise immaculée, costume noir, chapeau casher et surtout barbe taillée au cordeau s’empresser vers la synagogue de leur choix. Quitte à passer pour un énergumène, j’ai toujours envie d’en apostropher un en lui disant: « Alors, pépère, on porte l’uniforme? Tu as trouvé oô dans l’Ancien Testament, cette obligation de déguisement? »  Puis je me retiens, il faut que l’énergumène, ça soit lui.

L’islam, lui aussi, cherche à marquer son territoire. D’abord par sa tenue et surtout celle de sa femme, la pauvre. Tel touriste bédouin engraissé par le pétrole se promènera en arborant par temps chaud un t-shirt qui va l’empêcher de trop transpirer, et trottinant derrière lui (à ses côtés s’il est musulman libéral), une épouse croulant sous autant de couches de vêtements qu’une Laponne qui doit faire face aux rigueurs de l’hiver. Comme dans le règne animal, il appartient à un des sexes de signaler, par sa tenue flamboyante, la beauté de l’espèce et subsidiairement d’attirer par là même un copulateur éventuel. Sauf que ces femmes arabes ne sont guère flamboyantes, tant s’en faut.

Pour l’anecdote, j’ai vu (de mes yeux vu) dans une rue chic des musulmanes en tenue « laponne »  s’extasier devant une vitrine où étaient exposées des robes légères (celles qui sont chantées par Souchon) et des sous-vêtements féminins coquins. Il doit y avoir un érotisme arabe dont nous, les Occidentaux décadents, n’avons aucune idée.

Les musulmans ne manquent jamais une occasion de se signaler comme une religion de masse, donc véridique. Le pèlerinage de La Mecque donne lieu à des images dans les médias qui vont nous prouver l’ampleur du phénomène. « C’est pas beau, tous ces musulmans réunis, et ce n’est qu’une petite partie de tous les croyants? «   Les grands rallyes du IIIe Reich opéraient pareil:  » Vous avez admiré nos arrangements disciplinés, nos oriflammes, nos chants virils, alors n’hésitez plus, devenez membres de notre parti et d’ailleurs y en a pas d’autre. »

Nous voici donc comblés en Suisse par une affaire des minarets. C’est-à-dire d’une tentative d’exhibitionnisme de la part d’une religion qui a quelques siècles à rattraper. Les cathédrales avaient cette même fonction de d’abord attirer le regard. Elles n’ont souvent plus qu’un attrait touristique. C’est la raison pour laquelle on ne les démolit pas pour laisser le terrain aux promoteurs immobiliers dont plus d’un doit saliver en pensant à ce terrain et à ces mètres carrés situés en plein centre des villes et d’un prix inestimable. Mais si on maintient l’existence de ces édifices pour des raisons qui sont plus sentimentales que religieuses, il n’y a pas de raison d’en ajouter d’autres qui seraient d’abord importées et dont le caractère ensuite pourrait avoir des tendances grandioses propres à hérisser des autochtones farouches. Quant au muezzin que les musulmans donnent pour pendant du bim-bam des cloches chrétiennes, il semble qu’à une époque où tout un chacun, quelle que soit sa religion, possède une montre-bracelet, sa nécessité ne parait pas évidente.

Le débat sur ces minarets montre à l’envi la naïveté de ceux qui prétendent y participer, et leur ignorance. Le raisonnement est le suivant: les religions doivent avoir des lieux de culte: or, l’islam est une religion: donc il faut leur accorder des mosquées. Cela parait raisonnable au premier abord. Sauf que la première des prémisses est fausse, ou plutôt incomplète. S’il n’est pas opposable que l’islam est une religion, elle n’est pas que cela. Elle est aussi un mode de vivre contraignant et qui ne demande qu’à se superposer au nôtre. Ainsi nos piscines sont mixtes sans que cela fasse problème. On y voit des gens semi-nus des deux sexes et si quelquefois on y trouve des voyeurs venus se rincer l’œil, il s’agit, selon une définition pertinente d’un « crime »  sans victime. Or une dame Karmouse, qui est quelque chose dans une association musulmane de Suisse, voudrait introduire des heures différenciées pour les sexes, les garçons à telles heures, les filles à d’autres. Et vous verrez qu’il se trouvera des municipalités pusillanimes pour accéder à cette demande exorbitante. La même prophétesse demandait au lendemain de l’affaire des caricatures qu’on introduise dans la loi suisse un additif sur le blasphème. Pas moins!

Ensuite, le Coran est aussi un ouvrage législatif, à la fois un code civil et un code pénal. Dans les deux cas, ses prescriptions sont contraires au droit suisse. Lequel, dans un témoignage, accorde la même valeur à la déposition d’une femme. Le droit suisse ne punit pas l’adultère par la lapidation. Toutes les pierres du Salève ne suffiraient pas à punir ces dépravés. De même, notre code pénal traite le voleur non pas par la chyrotectomie (là, je ne suis pas sûr du mot mais j’aime faire le mariole à l’occasion) et se contente de l’incarcération, voire la réclusion dans les cas graves. Le Coran non seulement procède à l’ablation de la main coupable mais du pied, de la seconde main puis du deuxième pied en cas de récidive, ce qui peut faire douter de l’efficacité initiale de la procédure.

De fait, le musulman de première classe ne peut qu’ignorer le droit suisse puisque le droit coranique est issu d’Allah lui-même, donc parfait, faut pas charri(a)er là-dessus, tandis que nos misérables codes occidentaux sont l’œuvre d’hommes faillibles qui n’ont fait que bricoler un truc inacceptable. De sorte que ledit musulman se pliera aux ukases locaux, comme nous le déclarent d’hypocrites imams, parce qu’il ne peut pas faire autrement; mais dès que l’occasion se présente, il demandera une dérogation. Ainsi, la loi sur l’instruction publique de nos cantons stipule que l’école doit être gratuite, obligatoire et dans certains cantons laïque nom de Dieu! Et que les élèves doivent suivre tous les cours sinon… Or, il va se trouver des fanatiques qui demanderont que leur pucelle de fille soit dispensée des cours de biologie oôon apprend des horreurs darwiniennes et nommément de la partie des sciences de la vie qui a trait à la conjonction des sexes. La petite Laïla ne doit pas savoir avant l’heure ce qu’est un pénis, ça sera toujours assez tôt quand elle verra son premier (et le seul de sa vie si elle est sage) le soir de ses noces. Cela me rappelle un épisode cocasse de ma propre expérience. Ma fille, puis mon fils, en ‚ge d’école primaire, devaient bénéficier, ainsi que la loi, mais aussi une vision raisonnable des choses, le demande, d’une leçon d’initiation sexuelle (je veux dire théorique). Ma fille avait alors l’âge de la dernière épouse de Mahomet, pour situer les choses. Les parents étaient invités à une séance préalable où  il leur serait certifié que rien de scabreux ne serait dit aux enfants. En fin de partie, les organisateurs de cette réunion demandèrent, un peu gênés, il faut être juste, aux parents présents de signer une décharge: ils acceptaient que leurs enfants assistassent à ce complément d’éducation. Sous le regard goguenard de ma femme, je déclarai que je ne signais rien du tout. « Vous ne voulez pas que votre fille… »  Naturellement que je le voulais, mais je ne voyais pas pourquoi pour les leçons de grammaire, d’arithmétique, de géographie on se passait de mon aval et que là, tout d’un coup, on avait besoin de mon paraphe. Ma femme se marrait et les organisateurs aussi, il faut le dire. Ils savaient que cette demande qui venait de haut lieu et dont ils n’étaient en rien responsables avait pour seul but d’éviter des emmerdes avec les papas coincés de Laïla, de Mustapha, mais aussi, soyons complets, de Bernadette, de Conchita et de Pablo. Ces maudits géniteurs, ayant macéré trop longtemps dans des religions abusivement puritaines, demandaient ni plus ni moins qu’on fasse une entorse au droit suisse pour que leur tyrannique prophète les juge dignes d’entrer plus tard au paradis d’Allah. Nous sortons, à grand peine, de deux mille ans de sexophobie grave. Plus même si on tient compte des excités qui mirent le feu à Sodome, en prétendant sans preuve que c’était carrément l’œuvre de Jahvé. Il est à noter que cette sexophobie n’est pas le fait de Jésus qui n’a jamais parlé de sexe. Ce qui paraÓt suspect et propre à jeter le doute sur l’authenticité des quatre Evangiles gardés par l’Eglise. Jésus, en bon juif, ne se serait jamais prononcé sur l’homosexualité, dans un sens ou dans l’autre? Allons donc! Qui n’aurait jamais clarifié ses relations avec les putes qu’il fréquentait. Dans un sens ou dans l’autre. Il aura fallu attendre saint Paul pour qu’enfin on parle de nouveau de sexe, pour n’en dire que du mal d’ailleurs. L’Eglise a tiré de calamiteuses conclusions des déclarations du réparateur de tentes et civis romanus.

Et voilà que nous arrivent d’autres excités, avec armes et bagages et avec leurs mœurs surannées. Au nom d’un code que nous avons nous-même fixé, celui de la liberté de religion et de culte, nous nous devons de les accepter. Mais en échange de notre hospitalité, nous pouvons leur demander d’être le plus discret possible, comme le sont désormais nos religions autochtones. Genève, la Mecque (non, je plaisante) de la laïcité, interdit les rabats, les cornettes, les soutanes en public et les processions. Je ne sache pas que la foi catholique y ait perdu en intensité chez ceux qui la possèdent. Que les tenants d’une religion plus luthérienne, calviniste en l’occurrence, se soient sentis brimés. Ce qui manque aux musulmans, c’est une intériorité. Les tenues vestimentaires dictées par la foi, la prière en public, le je°ne agressif, le pèlerinage d°ment relaté par les médias, tout cela semble de façade. Allah, si Allah il y a, n’en demande certainement pas tant. Alors on va dire comme ça: oui à un lieu de culte, mais qu’il ne soit pas voyant mais discret comme le sont désormais les nôtres. Donc non à des minarets superflus. Il se construit en ce moment à Duisbourg la plus grande mosquée d’Allemagne. Un édifice somptueux dont il est à craindre qu’il est construit plus à des fins de propagande que pour la commodité des croyants. On peut d’ailleurs se demander qui finance un tel projet, en se remémorant un vieil adage qui dit que qui paie commande. S’agirait-il par hasard d’un cheval de Troie. Raison de plus pour demander par chez nous des projets moins grandioses. On devra en outre demander que les musulmans acceptent, par une déclaration solennelle, d’adhérer pleinement au droit suisse et de ne pas chercher à le contourner. Traitement inégalitaire de certains citoyens? C’est qu’on a cette douloureuse impression qu’un musulman suisse est d’abord dépendant d’Allah et ensuite seulement de la constitution de son pays. Il faudra qu’il se décide.

André Thomann

Moon messie Coréen

Vendredi 7 mars 2008

Le Coréen Yong Myung, qui, par la suite, prendra le nom de Sun Myung Moon ou Père Moon, naît en 1920 à Sangsa Ri, actuellement Corée du Nord. Il est fils de paysans protestants. Si l’on en croit la biographie interne que rédigea un de ses principaux adeptes, Moon a une révélation à l’âge de 16 ans: il entend la voix de Dieu qui le charge de la haute mission d’instaurer son royaume sur la terre. L’événement se déroule comme suit: alors que le jeune Moon prie, Jésus lui apparaît une foi de plus – il le connaît en effet grâce à d’autres apparitions antérieures, et lui dit: « Je suis le Jésus qui vint sur terre il y a deux mille ans. Ma mission sur terre ne s’est pas encore accomplie. Tu en seras responsable. » Moon livre bataille avec Satan, bataille qui, toujours selon sa biographie, « fut si intense que si nous devions livrer un combat semblable, nous nous retrouverions dépecés. Seul le Père Moon est capable de lutter contre Satan ». Durant quarante jours, Moon est repoussé par Dieu et par Jésus. Il résiste. Jésus s’approche alors de lui et lui dit:  » Ta doctrine salvatrice est la vraie. C’est toi qui as raison. » Dieu approuve et répète: « Oui, c’est toi qui as raison. », messie coréen

Rien ne m’ébahit plus que l’approbation par des milliers d’adeptes de ces contes délirants qui ne devraient mériter que la camisole de force, qu’ils viennent de Moon ou d’autres gourous, et l’impuissance absolue dans laquelle nous nous trouvons face au fait d’avoir à reconnaître que les tromperies les plus absurdes sont porteuses des plus grands succès et débouchent sur de fastueux bénéfices de tout genre.

A 19 ans, Moon termine ses études secondaires à Séoul et, « sur indication de Dieu », s’en va au Japon pour devenir ingénieur en électricité. Rappelons que la Corée était à l’époque une colonie japonaise. Moon nous conte qu’il passe ses jours et ses nuits à pleurer en pensant aux souffrances de Dieu, de telle sorte qu’il ne réussit pas ses examens. Il se retrouve transportant le charbon d’un bateau jusqu’aux entrepôts du port. Les Coréens représentaient alors une main-d’œuvre bon marché et exploitable. Il s’affilie à des mouvements indépendantistes procoréens. En 1944, et également « sur indication de Dieu », Moon retourne en Corée. Un an plus tard, le Japon est vaincu et la Corée divisée entre Russes et Américains. En 1945, il part pour la Corée du Nord et installe son premier kiosque religieux, obligeant ses adeptes à l’accompagner de jour et de nuit, à chanter des hymnes et battre des mains. Il acquiert d’amblée mauvaise réputation et doit s’enfuir vers la Corée du Sud. En 1946, commence la « vraie mission » du Père Moon sur la terre. Il entre en contact avec l’Eglise de l’intérieur du ventre, un groupe de fanatiques qui attendent la venue du deuxième messie. Les communistes les mettent tous en prison. Moon, toujours selon sa biographie, est torturé, meurt, revient à la vie, récupère la santé au bout de cent jours et se consacre enfin à sa mission. En 1951, il s’installe à Pusan et construit une cabane avec des pierres et des cartons qui sera le départ d’un des plus florissants empires économiques actuels. Il n’a d’autre recours que celui de sa propre psychopathologie qui le porte à se nommer lui-même Seigneur de la Deuxième Venue. En 1955, Moon et plusieurs dirigeants de sa secte sont à nouveau mis sous les verrous pour avoir créé autour d’eux un mal-être social d° à la mauvaise réputation sexuelle de Moon et à tous les rites sexuels célébrés dans son église. On l’accuse d’adultère et de bigamie. Son très mauvais renom se devait aussi à son historique matrimonial.

Son premier mariage est célébré en 1945 mais ne dure que quelques années. Prétextant une révélation divine, Moon abandonne épouse et enfant et se met en ménage avec une de ses disciples, une certaine Kim. Il abandonne également Kim, s’enfuit en Corée du Sud et épouse Ch’oe Son Gil avec laquelle il a un enfant. Durant quelque temps, ou il est abandonné ou il abandonne, laissant toujours des enfants derrière lui. Enfin, en 1960, il épouse Han. Moon a alors 40 ans et Han est une étudiante qui n’a pas 18 ans. Elle est la fille d’une fanatique de l’Eglise de l’intérieur du ventre. Moon raconte: « Beaucoup de fils de Satan lui envoyaient des lettres, ce qui m’obligea à la sortir de l’école où elle étudiait et à l’emmener à l’île de Saishu. Là-bas, nous menions une vie de végétariens et de prière. Je pris soin de l’éduquer pour qu’elle demeure pure et vierge jusqu’à ce qu’elle rencontre le messie. » La pauvre Han rencontra en effet le messie puisque sa fanatique mère n’hésita pas à la marier avec Moon qui la qualifia « d’Eve et de vraie mère universelle ». On ne sait si les accouchements furent célestes et si elle demeura vierge malgré les quatorze enfants que Moon lui imposa sans compassion, mais ce qu’on sait, c’est qu’il la traita toujours comme une esclave. Voici une confession de Moon à ses intimes: « Le rôle du messie commença dans une geôle. J’appliquai donc ce principe à la mère, et ce même principe sera appliqué à tous mes enfants. Par conséquent, chers disciples, je ne puis user d’une autre méthode avec vous. » A partir de 1970, Moon s’installe à New York où il est à nouveau emprisonné en 1984 durant dix-huit mois. Il se rebaptise « Rayon lumineux ». Aujourd’hui 40% des adeptes de sa secte est issu du protestantisme et 36% du catholicisme. Un passage des plus simples entre un gourou et un autre.

Si nous analysons en détail la vie de Moon et ses circonstances, nous constatons qu’il est profondément ambitieux et qu’il ressent envers la société une infinie rancœur. C’est un pur exemple de développement d’une paranoôa exogène, psychopathologie issue de causes extérieures à sa personnalité paranoôde. Ainsi s’explique que le jeune Moon, rempli d’amertume et humilié par la domination étrangère et la division de sa patrie coréenne, par la persécution et l’intransigeance religieuse, par sa situation de famille (il semblerait qu’il fut un enfant illégitime et répudié), et par la répression et les mauvais traitements communistes, il ait fini par développer le délire du rédempteur: l’unique homme qui soit capable d’unifier et de redonner une dignité à la religion et à la politique, de créer « la famille idéale », de diriger une puissante politique nationaliste locale et une campagne furibonde anticommuniste. Il lui fallait aussi devenir très riche pour compenser les misères de son enfance et de sa jeunesse.

Moon parle personnellement avec Dieu, avec les grands chefs religieux, avec les saints et même avec Satan. Au cours d’une de ses multiples conversations avec Jésus, ce dernier lui confessa que s’il avait échoué sur terre, c’est parce qu’il ne s’était jamais marié. La « famille parfaite » est une des obsessions de Moon et il a établi une curieuse liturgie autour du mariage. Selon lui, la Vierge Marie fut adultère et, par conséquent, Jésus fut illégitime. Comme lui? « La pomme d’Adam et Eve fut un coôt prématuré » et le sexe est pour Moon le grand péché qui condamne l’humanité. Ses plus de vingt enfants furent donc sans aucun doute conçus par ordre du Ciel. Seule la pauvre Han fut aux prises avec des anges inséminateurs sans pitié! Et enfin, pour Moon, la Troisième Guerre mondiale sera la mesure prise par Dieu pour que le monde entier soit rénové.

Les adeptes de Moon vivent en communautés mixtes, appelées familles, avec séparation des sexes. La chasteté est draconienne. Dans chaque appartement ne s’entassent pas moins de douze personnes, ce qui rend impossible une intimité quelconque. Les adeptes dorment sur le sol. Il est interdit d’être seul. Les salles de bains n’ont ni clé ni verrou. Les rares moments de loisir sont planifiés et dirigés par le chef de chaque communauté. Les portraits de Moon et Han ornent toutes les pièces; avant chaque repas, tandis qu’on dirige une prière au Père Moon, on lui offre, sur un petit autel où trône sa photographie, une assiette remplie d’aliments. Il faut sans cesse chanter, prier, confesser ses péchés, étudier la doctrine. Il faut aussi travailler seize heures par jour. Les adeptes qui ont une relation affective (frères et sœurs, fiancés, amis) sont automatiquement séparés et destinés à des communautés éloignées les unes des autres. Ils ne se revoient parfois jamais.

La secte est une structure pyramidale parfaitement organisée, une efficiente théocratie. Mais si la structure de la communauté est simple, la structure internationale est une véritable toile d’araignée, composée par cent soixante sociétés multinationales et plus de deux cent soixante-dix associations dissimulatrices. Elles sont toutes contrôlées, en apparence, par les hommes de confiance du messie, mais en réalité elles sont toutes contrôlées par Moon, avec de continuels déplacements d’hommes et de capitaux dans tous les pays. Exactement comme les dirigeants de l’Opus Dei, des Témoins de Jéhovah ou de la Scientology Church (Dianetica), Moon ne possède rien à son nom. Son but est simple: contrôler le monde, contrôler la politique, l’éducation, la religion, la science, les finances. « Dieu ne pourra être heureux que de cette façon » proclame-t-il tandis qu’il amasse millions de dollars et pouvoir pour son ciel.

Les organisations moonistes sont si nombreuses qu’il nous est impossible de les citer toutes. Nous indiquons seulement les plus connues: Eglise pour la fondation et l’unification du christianisme universel, Croisade internationale pour un monde uni, Association chrétienne supra-confessionnelle, Fondation mondiale de l’aide et de l’amitié, Académie des professeurs pour la paix mondiale, Ligue mondiale anticommuniste, Fondation internationale pour l’avancement de la médecine biologique, Conférence internationale pour l’unité des sciences, Association pour la préservation des libertés religieuses, Fondation internationale pour la rééducation, Mouvement européen pour la paix. Actuellement l’organisation se situe parmi les premières cent cinquante fortunes privées mondiales.

De nombreux journaux appartiennent à Moon, comme le Washington Times dont l’influence mondiale est de plus en plus grande à travers les ambassades américaines, et le News World, qui possède une édition espagnole, Noticias del Mundo. En 1980, la secte Moon se met au service du reaganisme le plus dur et de l’extrême droite américaine, tant laïque que cléricale. Le Washington Times sera des années durant le porte-parole officieux de la Maison-Blanche, ce qui permettra aux hommes de Moon d’atteindre un pouvoir insoupçonnable qui déstabilisera l’Amérique centrale. Existent une infinité de revues et de journaux, locaux ou nationaux, qui véhiculent de façon dissimulée la doctrine et le revanchisme politique de Moon. Sur le continent européen,de nombreux éditeurs partagent ses intérêts idéologiques et économiques, et par conséquent de propagande; rappelons la découverte, en 1984, du compagnonnage de Hersant – éditeur du groupe Le Figaro – avec Moon, qui contribua aussi généreusement à mettre en marche le Front national de Jean-Marie Le Pen. Pour exprimer sa reconnaissance, Le Pen fit en sorte que deux adeptes moonistes siègent à l’Assemblée française (l’un d’eux fut Pierre Ceyrac) et qu’un troisième ait sa place au Parlement européen. Durant les élections de 1989, la secte Moon, à travers CAUSA (Confédération des associations pour l’unité des sociétés d’Amérique), appuya et finança le Front national français de Le Pen et le Front national espagnol de Bias PiÒar. Aidant aussi aux travaux de sape les émissions de radio et les programmes télévisés, les contacts du messie avec des personnages de haut niveau, politiques et militaires avec charges gouvernementales, et les accords avec les mafias internationales comme la Loge P2: la secte cacha et protégea Licio Gelli lorsqu’il s’évada de la prison suisse oùon l’avait enfermé et le conduisit en Uruguay. A Madrid, les moonistes possèdent dans les universités un réseau important de professeurs dévoués à leur cause, comme Ricardo de la Cierva. Et enfin, le 5 décembre 1985, l’état-major de la secte fut reçu par Jean Paul II au Vatican* et obtint sa bénédiction pour ses projets d’implantation en Espagne et en Amérique du Sud. De nombreux dignitaires de l’Eglise catholique, ultraconservateurs d’Amérique latine, collaborent ouvertement avec la secte. Bons services rendus de secte à secte.

Le « foundraising » est la base de sa structure financière: recette de fonds pratiquée dans la rue à travers la vente de fleurs, bijoux, parfums, ou le don pour une œuvre de mission chrétienne en échange d’un vulgaire imprimé. Le « foundraising » est réalisé selon une technique dépurée et efficace et occupe généralement seize heures de la journée des adeptes, avec une pause très brève pour l’ingestion d’un sandwich. Les équipes moonistes n’ont pas que le but et le devoir de ramasser le plus d’argent possible et de se livrer au prosélytisme, elles doivent aussi collaborer avec certains candidats politiques durant les campagnes électorales. Comme dans toutes les sectes qui se consacrent au vampirisme des rues, chaque adepte doit travailler jusqu’à la limite de ses forces pour rapporter le recouvrement imposé, dont on exige l’augmentation quotidienne. S’il n’y parvient pas, on le culpabilise et on l’oblige à réaliser « une pénitence pour le péché de ne pas avoir accompli les projets que Dieu lui avait confiés personnellement ».

Moon n’est pas chiche lorsqu’il met sur pied pour Dieu une structure d’entreprises: fabrication et exportation d’armes de guerre; titane pour l’industrie aéronautique; porcelaines; production, élaboration et commercialisation de ginseng sous forme de thé ou comme base pour la fabrication d’une longue liste de produits pharmaceutiques et cosmétiques; flottes de pêche; conservation et distribution de poisson; chantiers de construction maritimes; imprimeries; librairies; kiosques de vente de fleurs; services de nettoyages; transports nationaux et internationaux; agences de voyages; pâtisseries; bijouteries; fourrures; salons de thé; hôtels; presse; radio; télévision; cinéma; écoles de karaté. Il est impossible d’épuiser la liste. Certaines de ces entreprises sont des multinationales dont le pouvoir financier est énorme, comme par exemple la Tong II Industries, qui fabrique des armes; la Hwa Pharmaceutical, qui contrôle 80% de la production et commercialisation du ginseng coréen. En Espagne, la Tong-II S.L. se classe entre les dix compagnies les plus importantes du monde d’importation du ginseng mooni. La Oceanic Enterprises et ses filiales se sont approprié tout le négoce de la pêche et Moon possède à lui seul un cinquième de la flotte de pêche américaine. Les maisons-mères de chaque secteur n’investissent pas un seul dollar dans la création des filiales qui se montent uniquement à partir du « foundraising » pratiqué par les jeunes missionnaires.

La secte de Sun Myung Moon prétend avoir regroupé trois millions d’adeptes et s’être implantée dans cent vingt pays. Il semblerait que ces chiffres soient supérieurs aux réalités. En Espagne, les moonistes sont surtout localisés à Madrid et Barcelone, bien qu’ils essaient de s’infiltrer dans d’autres provinces. Ils possèdent une propriété à Navas del Marqués (Avila) destinée à l’endoctrinement intensif des néophytes. Malgré ses excellents contacts avec la droite (partie la plus conservatrice du Parti populaire) et l’extrême droite, la secte est considérée comme illégale. Le Ministère de l’intérieur lui a refusé six fois de suite son inscription officielle sous quatre dénominations différentes. Nous nous posons donc les questions suivantes: si ce groupe n’est pas légal, pourquoi lui permet-on d’agir sans entraves là où il lui en prend l’envie et de financer les partis politiques? Double morale s’il en est une. Mystérieux sont les desseins des dieux inventés de toutes pièces, mais encore beaucoup plus mystérieux sont ceux des partis politiques mondiaux en général et de l’Administration espagnole en particulier. Et quelle explication donner à la réception qu’offrit le roi Juan-Carlos à un groupe de notables moonistes*? Ban Ki-Moon succède à Kofi Annan. L’ONU sera présidée par la secte Moon de 2008 à 2009.

Le mot délire signifiant « trouble mental caractérisé par la confusion des idées », nous ne pouvons que conclure que le monde dont nous sommes irrémédiablement prisonniers est un monde délirant reflet de délires consentis qui fabriquent impunément fortunes multimillionnaires, enchevêtrements de conspirations politiques et économiques, puissances occultes, et abus de pouvoir renforcés par tous les gouvernements et les grands mouvements religieux qui gardent sournoisement le silence mais ouvrent leurs portes.

Mélanie Lafonteyn,

psychopédagogue, écrivaine, lafonteyn@hotmail.com

* Voir photographies des réceptions de Wojtyla et du roi d’Espagne dans les livres du journaliste Pepe Rodriguez Le pouvoir des sectes, et lire Conspiration Moon Ediciones B, S.A. Barcelone.

Dieu aime la guerre Bush l’a prouvé

Samedi 16 février 2008

En Irak, la «Busherie» a effectivement eu lieu. Combien de victimes innocentes? On ne le saura jamais. Par contre ce que l’on sait c’est que l’illuminé qui dirige l’Amérique est en dialogue permanent avec son gourou, Dieu le Très-Haut. Peut-on dialoguer avec des esprits bornés?  Non, c’est quasiment impossible, surtout lorsque l’esprit en est encore enveloppé dans une chape qui a pour nom la foi. Non, pas une foi réfléchie mais la foi du prétentieux, du dogmatique qui est persuadé qu’il reçoit des ordres de là-haut. A ce stade, l’orgueil est à son paroxysme. Rien ne peut faire changer d’opinion. Qui plus est, si ce fallacieux prétexte de la religion, de la foi est un cache-misère sous lequel il n’y a en réalité que la volonté de régenter le monde en accaparant la puissance financière, à tout le moins ce qui en produit une part importante, le pétrole. Que Saddam Hussein soit une crapule, personne ne le conteste, mais que Bush en soit une autre, personne ou presque n’en doute aujourd’hui, à part quelques chefs d’Etat qui n’ont que le titre, mais qui sont en réalité des guignols et des marionnettes.

Dans un des derniers numéros de Paris Match, une photo était publiée. Elle montrait les membres les plus importants du cabinet de George W. Bush, assis autour du président à la table de réunion, et, derrière, les autres membres de l’exécutif, assis au deuxième rang. Tous sont en prière, les yeux fermés, les mains jointes; ils semblent attendre le Saint-Esprit. Bush, lui, se bouche les yeux car pour regarder Dieu et pour dialoguer avec lui, il faut s’abstraire totalement de ce triste monde. Il faut être parfaitement concentré pour recevoir les ordres. La légende qui accompagne la photo: «Situation de crise ou non, toutes les réunions du cabinet de George Bush s’ouvrent sur une prière.» Dans le commentaire, on y apprend aussi que Bush a cessé de s’alcooliser les neurones lorsqu’il a rencontré le prédicateur Billy Graham. Or il est prouvé qu’il s’agit d’un de ces illuminés comme l’on en rencontre beaucoup dans les religions. Ils sont persuadés d’être investis d’un pouvoir suprême leur venant directement de Dieu. La religion catholique n’en manque pas de ces individus qui sont à la limite de la déficience mentale.

Des gens dangereux

Nous connaissons tous de ces personnes qui subitement ont cessé de boire, de fumer, de baiser parce que subitement la lumière leur est apparue. Ils passent le reste de leur vie à rudoyer les autres avec leur morale à quatre sous. Ils n’ont qu’un désir, convaincre le monde entier d’adhérer à leurs nouvelles règles. Des règles qui souvent relèvent plus de la connerie que de la réflexion. Voir ces hommes qui se veulent puissants, s’efforcer d’oublier le monde est hallucinant. On ne peut s’empêcher, en les observant, de craindre que lorsque ces individus sortiront de ces instants irréels, lorsqu’ils ouvrent les yeux, prennent des décisions qui conduisent au chaos. On les sent rechercher en eux la force divine d’avoir divinement raison contre la raison. Enfin, cette photo ne doit rien au hasard. Elle a fait l’objet d’une très large diffusion puisqu’il s’agit d’un document officiel. Si le sens critique est absent, pour nombre de personnes, elle signifie aussi: «Regardez, ne tremblez pas, vous les humbles, les petits, quelle que soit la décision que nous, grands humanoïdes, nous prendrons, ce sera la bonne décision puisqu’elle est inspirée de Dieu.» Alors rêvons un peu plus sérieusement. Et si le grand barbu avait lui aussi une illumination et qu’il renvoie son fiston une nouvelle fois sur la terre pour parler à Bush et à Saddam? Il pourrait faire œuvre utile et prouver enfin qu’il n’est pas qu’un guignol servant à amuser les foules et à permettre à une poignée de sinistres individus à l’invoquer pour cacher leurs forfaits.

André Sprenger