Au «Journal» de la TSR du 31 mars 2011 est paru un reportage sur l’impôt ecclésiastique en Valais et en Fribourg.
Commentaire aussi sur le site-web de la séction Valaisannes des Libres Penseurs: en français et en allemand (ausführlicher).
Au «Journal» de la TSR du 31 mars 2011 est paru un reportage sur l’impôt ecclésiastique en Valais et en Fribourg.
Commentaire aussi sur le site-web de la séction Valaisannes des Libres Penseurs: en français et en allemand (ausführlicher).
Le Matin
Le Grand Conseil valaisan a refusé un postulat UDC visant à imposer les crucifix dans les salles de classe. Les députés ont notamment dénoncé une instrumentalisation du symbole religieux à des fins populistes et électoralistes.
Le postulat UDC a provoqué une avalanche de réactions au sein du plénum. Des députés de tous les groupes politiques sont montés au créneau pour dénoncer une proposition jugée «intolérante, contraire à la liberté de croyance et en contradiction avec la séparation de l’Etat et de l’Eglise». Elle a finalement été refusée par 86 voix contre 18 et 14 abstentions.
«Ce postulat soulève un problème qui n’en est pas un», a lancé Michel Rothen, député et président du PDC du Valais romand. «L’Inquisition est terminée» a renchéri son collègue de parti Pascal Bridy, qui a qualifié le postulat de «scandaleux» et de «provocation transpirant la malveillance».
L’UDC a lancé son postulat suite à la polémique déclenchée par le licenciement en octobre dernier d’un enseignant de Stalden (VS) qui avait décroché le crucifix de sa salle de classe. Début février, le Tribunal cantonal valaisan a confirmé la suspension de l’enseignant pendant la durée de la procédure. Il doit encore se prononcer sur le renvoi proprement dit.
http://www.lematin.ch/actu/suisse/valais-refuse-imposer-crucifix-classes-395119
Le Nouvelliste du jeudi, 10 février 2011, page 1 (titre) et 21.
Le postulat se trouve aussi sur la partie allémanique du site web de la section valaisanne.
Paru dans le Nouvelliste du lundi, 14 février 2011, à la page 2, Peter Bodenmann a écrit un text pour la rubrique “L’invité”.
Des ennemis de la Constitution dans la Justice et la Politique
Un avis de droit de 45 pages du professeur bâlois Markus Schefer en matière de crucifix avait établi que l’enseignant Valentin Abgottspon avait été licencié injustement. Qu’il n’avait pas porté atteinte à la Constitution. Non. Ceux qui ont porté atteinte à la Constitution sont la commission scolaire régionale, le conseiller d’Etat en charge et, malheureusement, le conseil d’Etat unanime.
Lors des dernières élections, le PDC disposait encore de 44% des voix. Cet automne, ce sera 3 à 4 % de moins. Parce que l’UDC progressera dans le Haut-Valais. Et ce faisant, il aidera peut-être la gauche à arracher un deuxième siège au Conseil national. Malheureusement, la justice valaisanne reste toujours composée de manière anti-constitutionnelle. Tous les partis devraient être représentés en fonction de leur poids électoral. Maintenant comme toujours, ce n’est pas le cas.
Dans le cas Abgottspon le Tribunal cantonal valaisan n’a pas non plus donné d’effet suspensif au recours, malgré l’avis de droit Schefer à disposition. Cela n’a aucun sens puisque, même en cas de victoire, Valentin Abgottspon n’aura droit qu’à un dédommagement.
En dernier lieu, cette décision signifIe que les amis de la Constitution doivent être exclus par des ennemis de la Constitution qui ne seront pas dérangés. A la fin de l’exercice, les contribuables valaisans devront payer pour les fautes commises par les ennemis de la Constitution. Ils devront payer pour la faute de la commission scolaire, pour la faute du conseiller d’Etat Claude Roch et pour la faute du conseil d’Etat unanime.
Entretemps, les minorités sont devenues la majorité en Valais. La nouvelle minorité, c’est le PDC. Sauf que quelques élus ne
semblent pas avoir compris cela. C’est pourquoi les représentants des anciennes minorités au Conseil d’Etat n’émettent pas un seul murmure, même fatigué, dans l’affaire Valentin Abgottspon.
Au contraire: ils collaborent à l’éviction d’esprits critiques hors du canton. Les amis de la Constitution doivent émigrer. Ils connaissent le même sort que de nombreux radicaux et socialistes, au cours des siècles passés. L’histoire se répète comme une farce. La nouveauté, c’est que le radical et la sociale-démocrate du conseil d’Etat y prennent part.
En 1918, Rosa Luxembourg avait justement écrit: «La liberté, c’est toujours la liberté de ceux qui pensent différemment.» Un Valais ouvert n’a pas besoin d’interdits de penser. Il n’a pas besoin de Tip-Ex pour effacer les acquis de l’époque des Lumières. Il a besoin de la pluralité des opinions fondée sur la Constitution et l’Etat de droit.
PDF sur le site de la section valaisanne.
Après l’assemblée generale du 29. janvier 2011 nous avons eu l’honneur de donner le premier prix “Le Libre Penseur” de la séction valaisanne à Marcel Rey.
La jeune UDC de l’haut-valais a reçu le prix négatif “L’Œillère dorée”.
Les détails se trouvent dans l’article en allemand.
Voici le communique de presse (en français à la page 2):
L’IHEU, International Humanist and Ethical Union, IHEU critique le licencement de Valentin Abgottspon.
Sonja Eggericks, présidente de l’IHEU, écrit dans le communiqué: “La Suisse est tres fière de sa neutralité. Mais quand Valentin Abgottspon exigeait la neutralité des autorités dans le Valais, ceux-là se comportaient comme des garnements dans la cour de l’école. Forcer un prof de se soumettre à la religion chrétienne viole le droit fondamental de la liberté de conscience. »
http://www.iheu.org/swiss-dubbed-%E2%80%98school-yard-bullies%E2%80%99-firing-non-religious-teacher
Valais: enseignant licencié pour avoir refusé de pendre un crucifix
Un enseignant valaisan du cycle d’orientation de Stalden (VS) a été licencié avec effet immédiat vendredi dernier pour un rapport de confiance brisé, explique l’autorité. Mais derrière l’argument officiel se cache un refus de suspendre un crucifix dans la classe.
L’enseignant réfute les arguments et estime le licenciement injustifié. Il a pris un avocat et entend contester cette mesure, a-t-il expliqué lundi à l’ATS confirmant un article paru dimanche dans la « NZZ am Sonntag ».
Depuis plus d’une année l’homme a décroché le crucifix suspendu au mur de sa classe, sans en faire mystère, a-t-il précisé. La situation s’est envenimée depuis qu’il a pris la présidence de la section valaisanne de l’Association suisse des libre-penseurs créée en mai dernier.
L’enseignant estime que son refus de remettre le crucifix est à l’origine de son licenciement. A mi-septembre, il a reçu l’ordre de replacer le crucifix. Il n’y a pas donné suite. Depuis, il a retrouvé à deux reprises le crucifix suspendu en entrant dans sa classe le matin, raconte-t-il.
Le service cantonal de l’enseignement va certainement confirmer la mesure prise par l’autorité régionale, a précisé Jean-François Lovey, chef du service. Il n’y a certes pas d’obligation de poser des crucifix dans les écoles, mais l’autorité qui a nommé l’enseignant s’attendait à ce qu’il se conforme aux règles régionales.
Selon M. Lovey, il n’appartient pas à un enseignant de faire sa propre règle. Et celui-ci a été mis en garde en août. Après sa nomination à la présidence des libres-penseurs, il a contacté le département, qui lui a suggéré d’éviter un esprit trop frondeur dans un village qui dépasse à peine le millier d’habitants.
(ats / 11 octobre 2010 16:04)
27.10.2010: Le Conseil d’Etat confirme l’effet immédiat du licenciement prononcé par le Conseil régional. Le gouvernement valaisan veut privilégier l’intérêt public, communique-t-il mercredi. Le climat de sérénité dans l’établissement scolaire et l’intérêt des élèves doivent primer.
http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/21852616
Soutien virtuel
Si vous aussi vous êtes choqué de vivre dans un canton où le poids de la tradition frappe aveuglément pour couper la tête de ceux qui dépassent du moule
Si vous pensez que l’éducation doit être laïque et qu’il est de notre devoir de se défendre d’une inquisition d’un autre temps
Si tout simplement vous trouvez ce licenciement arbitraire, écoeurant ou injuste
-> rejoignez le groupe de soutien à Valentin Abgottspon ou laissez un message en bas!
Un soutien virtuel, c’est pas grand chose, c’est déjà mieux que rien, on verra dans un deuxième temps s’il est possible d’agir concrètement.
Soutien financière
Banque Raiffeisen Region Visp
Compte postal: 19-2517-3
en faveur de: Freidenker/innen Region Wallis, 3930 Visp
No. Compte: 2948871
IBAN: CH1580553000002948871
BIC: RAIFCH22XX
Merci!
Un professeur valaisan vient d’être licencié et exclu avec effet immédiat pour avoir décroché le crucifix de sa salle de classe. Le Tribunal fédéral avait pourtant déjà tranché en 1990: la présence d’un crucifix dans une école suisse viole le principe de la liberté confessionnelle. A plus juste titre encore viole-t-il le droit sacré de chacun à la liberté d’incroyance. Pour les mêmes raisons, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a récemment sommé l’Italie (rien de moins!) de faire disparaître tous les crucifix de ses milieux scolaires. Suite à cette décision, j’ai écrit à M. le Chef du Département de l’Instruction publique du Valais pour lui demander quelles mesures il entendait prendre pour faire respecter sur le territoire du canton du Valais ce qui a pris force de loi. L’important personnage est bien conscient de la portée électorale du problème. La mise en conformité de l’Ecole Valaisanne avec le droit public suisse et européen (dont dépend aussi son canton) comporterait des risques pour sa propre réélection. Aussi, voici sa réponse: « La paix religieuse règne dans ce canton et il n’y a pas de raison de la troubler. » En guise d’hypocrite échappatoire il excipe du fait que seule une réclamation émanant de parents d’un enfant personnellement concerné par le problème pourrait faire l’objet d’un examen éventuel. Autrement dit, une loi, consacrée par un jugement du Tribunal Fédéral et confortée par une injonction formelle de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne s’applique dans le canton du Valais que si un citoyen qu’elle gêne veut l’enfreindre délibérément. Transposons. Une loi universellement reconnue interdit de tuer son prochain. Selon la logique de pareil raisonnement, seuls les citoyens menacés de mort et donc personnellement concernés ou les citoyens déjà assassinés auraient le droit d’invoquer son application. Bravo, Monsieur le Conseiller d’Etat! Tous les curés du Valais inciteront leurs ouailles à voter pour vous lors des prochaines élections. Et bravo au Parti Radical valaisan pour son retournement de veste bassement électoraliste et le reniement de ses idéaux laïcs datant de la Révolution de 1848. A quand la nécessaire séparation de l’Eglise et de l’Etat dans ce canton rétrograde entre tous? On se croirait dans la Calabre du XIIIème siècle.
Narcisse Praz
LeMatin
Stalden, petit village du Haut-Valais, ses 1129 habitants et son affaire du crucifix. Vendredi passé, à la veille des vacances d’automne, Valentin Abgottspon, enseignant au cycle d’orientation, s’est vu signifier son renvoi immédiat.
Que s’est-il donc passé? L’affaire aurait commencé il y a une année, lorsque Valentin Abgottspon décide de décrocher le crucifix du mur de sa classe. Un geste qui ne semble pas déranger ses collègues de travail.
Mais le professeur, également président de la section valaisanne de l’Association suisse des libres penseurs, a commenté ce geste de façon un peu trop médiatique aux yeux des autorités. Lesquelles l’ont sommé de remettre un crucifix dans sa classe. Il a refusé. Le litige s’est envenimé. Et vendredi passé le professeur a été convoqué par sa direction. «Je venais de donner ma dernière leçon. J’ai été appelé à la direction, qui m’a donné ma lettre de licenciement. Elle m’a ordonné de rendre illico mes clés. J’ai ensuite été escorté lorsque j’ai été récupérer mon ordinateur et mon sac à dos», explique Valentin Abgottspon. Et dans cette lettre de licenciement, signée des autorités cantonale et communale, il n’est pas fait mention du crucifix décroché, pourtant à l’origine de l’affaire. On préfère évoquer le prétexte fourre-tout de «rupture du climat de confiance».
Tout l’article: http://www.lematin.ch/actu/suisse/licencie-cause-crucifix-333992
20 Minutes: http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/Un-prof-vire-pour-un-crucifix-14575275