Archive pour la catégorie ‘Droits de l’homme’

Le Prix des Libres Penseurs 2015 va à Ensaf Haidar, Raif Badawi und Waleed Abulkhair.

Mercredi 28 octobre 2015
Valentin Abgottspon, Ensaf Haidar, Andreas Kyriacou

Valentin Abgottspon, Ensaf Haidar, Andreas Kyriacou

Les Libres Penseurs suisses décernaient le 09.10.2015 pour la première fois le Prix des Libres Penseurs doté de 10’000 francs suisses. Il va à trois citoyens saoudiens Ensaf Haidar, Raif Badawi et Waleed Abulkhair. Le prix honore leur engagement courageux pour les valeurs humanistes et laïques. (Lire la suite…)

Athées et non croyants discriminés et oubliés

Lundi 10 décembre 2012

Alors que l’ONU célèbre la Journée de la liberté d’expression, l’Union internationale humaniste et éthique IHEU souligne que cela doit également s’appliquer aux non croyants.

http://fr.apocalisselaica.net/radar-laicita/cronache-laiche/atei-e-diritti-umani-discriminati-e-dimenticati

Rapport: http://www.iheu.org/files/IHEU%20Freedom%20of%20Thought%202012_0.pdf

CEDH: Liberté de croyance implique liberté de ne pas révéler sa croyance

Samedi 31 décembre 2011

Panayote Dimitras (fondateur de l’ Union Humaniste de la Grèce ) et certains de ses collègues du Greek Helsinki Monitor ont gagné un procès contre la Grèce devant la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Dans leurs travaux ils ont souvent à faire des dépositions ou à témoigner en cour. En dépit des garanties constitutionnelles de liberté de religion et de conviction, la loi grecque exige comme norme qu’ils prêtent serment selon la foi orthodoxe grecque ou qu’il justifient leur désir de faire une affirmation solennelle en déclarant leur adhésion à une autre croyance ou leur non-affiliation religieuse. La Cour de Strasbourg a toutefois de nouveau souligné que la liberté de religion et de conviction inclut le droit de l’individu de ne pas être obligé à manifester sa religion ou ses croyances (…). Aux yeux de la Cour, les autorités n’ont pas le droit d’intervenir dans le domaine de la liberté de conscience de l’individu ni de vérifier ses croyances religieuses, ou de le forcer à exprimer ses croyances au sujet de la divinité »(arrêt, par. 28) .

Source: EHF; CEDH



10 décembre: les droits de l’homme dans nos mains

Vendredi 9 décembre 2011

Depuis plus de 60 ans nous fêtons la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1948. Elle n’a pas été déclarée au nom d’un être imaginaire mais au nom de cette assemblée d’hommes.
A l’origine, 48 États ont adopté cette charte universelle. Aucun État ne s’est prononcé contre et seuls huit se sont abstenus. Parmi eux, l’Afrique du Sud de l’apartheid refuse l’affirmation du droit à l’égalité sans distinction de naissance ou de race ; l’Arabie saoudite conteste l’égalité homme-femme. La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et l’Union soviétique (Russie, Ukraine, Biélorussie), s’abstiennent, quant à eux, en raison d’un différend concernant la définition du principe fondamental d’universalité tel qu’il est énoncé dans l’article 2 alinéa 1. Enfin, les deux derniers États n’ayant pas pris part au vote sont le Yémen et le Honduras.

L’eglise catholique et l’église reformée cherchent de plus en plus à réclamer les droits de l’homme comme leur acquisition. Les deux relativisent la déclaration en donnant la priorité à leur dieu et valeurs: « La mise en évidence du fait d’être à l’image de Dieu a préséance sur toute morale humaine et toute réglementation et fixe une limite infranchissable à toutes les ordonnances et à tous les jugements humains ».

Eleanor Roosevelt a joué un rôle important dans les négociations sur la Déclaration. En 1932 pendant la  crise elle disait lors d’une conférence (What Religion Means to Me):

“Pour moi la religion n’a rien à faire avec des croyances spécifiques ou des dogmes. La religion c’est la foi et la confiance dans le coeur des humains, qui les font vivre leur vie selon les standards les plus hauts qu’ils peuvent visualiser. … Ce qui compte c’est l’aspiration de l’âme humaine à la meilleure spiritualité possible de s’0ccuper non seulement de son propre intérêt mais de l’intérêt de tous ceux qui partagent la vie sur terre. »

Dix ans plus tard elle écrivait: « L’important n’est ni la nationalité ni la religion mais la façon dont la foi s’exprime dans votre vie. » (« My Day, » 16 September 1943)

Eleonor Roosevelt – bien que chrétienne pratiquante – ne renvoyait pas au concept chrétien de l’homme comme « la création à l’image de Dieu » mais elle comptait sur la force et la conscience de l’homme de sa propre valeur: “Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement. »