Archive pour la catégorie ‘Ecoles-Religions’

Genève: Au nom de la laïcité, l’Etat torpille «L’Arche de Noé»

Mardi 26 mai 2015

Un projet d’opéra pour enfants a été refusé par le Département de l’instruction publique (DIP). Une décision qui provoque des remous.
http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Au-nom-de-la-la-cite–l-Etat-torpille–L-Arche-de-Noe–28326143

Ct. VS: Narcisse Praz gagne le Prix Libre Penseur 2014, Jean Luc-Ador des œillères en or

Dimanche 25 janvier 2015

Le dernier week-end, Valentin Abgottspon et Marcel Theler, les présidents de la séction valaisanne des libre Penseurs étaient très fière d’avoir l’occassion à honnorer Narcisse Praz avec le “Libre Penseur” pour l’année 2014 (Enregistrement sonore). Narcisse s’est remercié avec quelques mots bien choisis (Enregistrement sonore).

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Ct. VS: Religion à l’école – où se situe la ligne rouge?

Mercredi 15 octobre 2014

Au collège des Creusets de Sion, la religion conserve une place importante. «Le Courrier» se penche sur les limites d’un système pourtant banal dans ce canton catholique.
http://www.lecourrier.ch/124626/religion_a_l_ecole_ou_se_situe_la_ligne_rouge

Genève: Créationnisme prêché à l’école: l’Etat s’en mêle

Jeudi 30 janvier 2014

Sept écoles privées chrétiennes de Suisse romande enseignent les thèses créationnistes pendant les cours de sciences. En règle avec la loi, cet enseignement suscite un malaise parmi les responsables de l’instruction publique des cantons romands.
http://www.protestinfo.ch/201401176756/6756-lenseignement-du-creationnisme-linstruction-publique-affiche-son-malaise.html#.Uuqvb_Yfghc
A Genève, on annonce que les deux écoles concernées vont faire l’objet d’une inspection.
http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Creationnisme-preche-a-l-ecole-lEtat-sen-mele/story/16422066

Port de couvre-chefs à l’école publique

Vendredi 27 décembre 2013

Prise de position adoptée par le Grand Comité de l’Association Suisse de la Libre Pensée du 23 novembre 2013

Les droits humains et la liberté de conscience sont universellement reconnus. Une limitation d’une liberté individuelle – comme par exemple celle de choisir librement de porter le voile – doit être particulièrement bien justifiée. L’Association Suisse de la Libre Pensée (ASLP) s’oppose au fait d’édicter des règles vestimentaires pour les élèves, mais exige cependant que le personnel enseignant de l’instruction publique renonce au port de vêtements et d’insignes religieux dans le cadre de leur fonction.

Il n’existent pas de raisons suffisantes pour interdire aux élèves de manière générale le port du voile, de la kippa ou de la casquette de baseball. Les codes culturels établis en vue de l’interaction sociale doivent être respectés. Le fait qu’une ou qu’un élève ait le visage entièrement voilé est ainsi considéré comme une impolitesse, dans la mesure où cette situation rend difficile le contact visuel. De vouloir légiférer pour de tels cas semble néanmoins excessif et vain. Le droit à l’éducation des jeunes gens est en effet plus important que des habits religieux d’élèves peuvent engendrer des conflits.

Les enseignants doivent par contre s’abstenir de porter des vêtements et des insignes religieux dans le cadre de l’instruction publique obligatoire. S’il n’est pas possible à un enseignant de renoncer aux marques ostentatoires de sa religiosité, des doutes doivent être émis quant à son aptitude et son professionnalisme.

Commentaire

Il s’agit de faire la différence entre le droit de l’individu de choisir librement ses vêtements et le devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions religieuses et philosophiques des citoyennes et citoyens. Lorsque des individus assument une fonction de représentants de l’Etat, on est en droit d’exiger et d’attendre d’eux une limitation de certaines libertés.

Le droit individuel de choisir ses vêtements et ses bijoux

L’Etat ne peut intervenir dans les droits fondamentaux individuels et promulguer des obligations ou des interdictions qu’avec beaucoup de circonspection. Dans le cas où une telle intrusion s’avère nécessaire, celle-ci doit être dûment justifiée. Il doit rester permis à un élève d’exprimer son individualité, jusqu’à un certain point, au sein même de l’école publique. Ce droit à l’expression inclut les vêtements comme par exemple les T-Shirts imprimés. Il peut aussi inclure les bijoux et les couvre-chefs en tous genres. Dans la mesure où ces vêtements et ces bijoux ne représentent pas un risque du point de vue de la sécurité (par ex. pour le sport ou les travaux manuels) et qu’ils ne posent pas de problèmes d’hygiène (par ex. pour la natation ou la gymnastique), les élèves devraient être également autorisés à participer aux cours avec une casquette, une kippa ou un foulard.

Dans le cas où l’on suppose qu’un élève porte des vêtements qu’il n’a pas librement choisi ou qu’il s’avère que ce choix s’est fait sous la pression parentale, il est du devoir du personnel enseignant ou d’une autre instance de l’Etat d’offrir de l’aide, de mener des entretiens et d’aboutir à une solution. Les valeurs séculières telles que pluralisme ethnique, égalité des droits et égalité des sexes doivent être respectées par tout un chacun.

Limitation du droit individuel pour les enseignants

Il est du devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions philosophiques et religieuses de tous les citoyens. Ce devoir étatique peut mener à devoir réduire les droits individuels de ses représentants. Le besoin de faire montre de sa religion ou de sa conception du monde doit, dans le cas des enseignants (tout comme dans celui des juges, des agents de police, des guichetiers, etc.) être relégué au second plan. La liberté qu’ils ont de pratiquer leur religion durant leur temps libre et dans leur vie privée n’est pas touchée.

Lors de débats, il est affirmé encore et toujours qu’il s’agit, en qui concerne les vêtements, d’une pratique cultuelle et que celle-ci, qui plus est, est garantie par les droits fondamentaux. Cet argument ne peut cependant pas nous convaincre. Les actes cultuels des représentants de l’Etat n’ont tout simplement rien à faire dans les écoles publiques.

Invalidation d’une initiative thurgovienne anti-Coran confirmée

Jeudi 29 août 2013

Le Tribunal fédéral a confirmé l’invalidation d’une initiative interdisant les manuels scolaires qui seraient « mysogines, racistes ou meurtriers ». Un texte explicatif, qui l’accompagnait, visait clairement le Coran.
L’exclusion des écrits proscrits se rapporte donc à une seule religion, soit l’islam, ont relevé les juges fédéraux. L’initiative viole le principe de la neutralité religieuse de l’Etat et ainsi l’interdiction de discrimination.
http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/5166537-invalidation-d-une-initiative-thurgovienne-anti-coran-confirmee.html

Non à une protection constitutionnelle des symboles chrétiens!

Samedi 10 mars 2012

Communiqué

C’est avec étonnement que l’Association Suisse des Libres Penseurs a pris connaissance du vote du conseil national sur l’initiative parlementaire d’Ida Glanzmann qui vise à garantir par la constitution la présence dans l’espace public des symboles de l’Occident chrétien.

L’initiative est motivée par la demande d’un père libre penseur  qui était  intervenu auprès de l’école pour que le crucifix accroché dans la classe primaire de ses deux enfants soit enlevé. L’ASLP exige que l’arrêt du tribunal fédéral jugeant déjà en 1990 en conformité avec l’art. 15 de la constitution soit appliqué:

1. L’apposition du crucifix dans les salles d’école primaire viole le principe de la neutralité confessionnelle de l’enseignement (art. 27 al. 3 Cst.).
2. Selon l’article 27 al. 3 Cst. (modif.) l’état ne doit pas privilégier une confession ni s’identifier avec la religion de la majorité ou d’une minorité. Il est tenu à la plus stricte impartialité envers les croyances et convictions de ces citoyens.

Distinction entre lieux et espace publics:

Lieux publics
C’est surtout dans les institutions où l’état manifeste son pouvoir souverain – administrations, tribunaux, écoles, hôpitaux – ou quand les services sont financés avec les impôts généraux que l’obligation de neutralité devient particulièrement importante.

Espace public
En général les symboles religieux dans et en dehors de la zone constructible doivent être autorisés par le bureau compétent. Il convient de répondre à de telles demandes avec circonspection. Si les symboles religieux ne posent aucun problème dans les lieux de culte, ils n’ont aucune raison d’être ailleurs dans l’espace public. A l’exception des cas où ils font parti du patrimoine bâti protégé les symboles religieux  ne devraient être remplacés qu’après un examen objectif.

L’Association Suisse des Libres Penseurs s’atttend que le conseil des états enterre l’initiative Glanzmann et suive les recommandations des commissions respectives.

Berne, 10 mars 2012
FVS – ASLP

Berlin: Interdiction de la prière ostensible justifiée

Jeudi 1 décembre 2011

La justice allemande a donné raison mercredi à une école allemande qui avait interdit à un jeune musulman d’y effectuer sa prière rituelle, estimant que cette pratique était une source potentielle de conflits dans l’établissement.
Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a estimé, que le droit de prier, même à l’école, est garanti par la liberté religieuse inscrite dans la constitution.
Mais il a précisé que dans ce cas précis, s’agissant d’un établissement du quartier cosmopolite berlinois de Wedding où les relations entre certains élèves peuvent être affectées par des conflits religieux prégnants, la direction de l’école a eu raison de l’interdire à son élève.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1731/Islam/article/detail/1355939/2011/11/30/Une-ecole-interdit-une-priere-a-un-Musulman-et-gagne-en-justice.dhtml

Le «décrocheur de crucifix» retrouve un poste dans l’école publique

Samedi 6 août 2011

Le Courrier
Licencié en octobre 2010 après avoir refusé de raccrocher le crucifix dans sa classe d’une école secondaire de Stalden, dans le Haut-Valais, le libre-penseur Valentin Abgottspon a retrouvé un poste dans l’école publique valaisanne. Fin mai, alors qu’il désespérait de retrouver du travail, il déclarait à la «NZZ am Sonntag»: «L’école publique valaisanne m’évite, comme le diable évite l’eau bénite.»
Du côté du Service de l’enseignement du canton, son chef Jean-François Lovey précise que jusqu’au Cycle d’orientation, l’engagement d’un enseignant relève des communes. Les nominations doivent cependant être entérinées par le Service de l’enseignement cantonal qui vérifie si la mise au concours du poste s’est correctement effectuée et si le candidat est porteur des titres requis. La commune de Mörel, que nous n’avons pas réussi à joindre hier, n’a pas encore adressé une telle demande concernant M. Abgottspon. Son combat a par ailleurs retenu l’attention du magazine «Beobachter» qui, en hommage à son engagement pour «la liberté de croyance garantie par la Constitution», l’a nominé avec six autres candidats pour son prix Courage, doté de 25 000 francs (10 000 pour le prix du public, qui peut voter).

Interview sur: http://www.lecourrier.ch/le_decrocheur_de_crucifix_retrouve_un_poste_dans_l_ecole_publique

Merci de votre soutien pour le cas de litige

Mercredi 22 juin 2011

L’assurance de protection juridique de Valentin Abgottspon était limitée. L’ASLP lui a assuré son soutien et a demandé en suite la solidarité aux membres et aux sympatisants:

Résultat:
15.10.2012: CHF 10’760.-
     Merci!
Frais
Total   CHF   17’500
du compte ASLP  CHF    6’500.-
d’autres sources   CHF   11’000.-

Si finalement il y résultera un excédant, il serait attribué au  fonds „Aide juridique“ de l’ASLP pour le conseil et l’aide juridique dans de futurs cas de litige.