Archive pour la catégorie ‘Etat – Eglises/Religion’

Genève: Au nom de la laïcité, l’Etat torpille «L’Arche de Noé»

Mardi 26 mai 2015

Un projet d’opéra pour enfants a été refusé par le Département de l’instruction publique (DIP). Une décision qui provoque des remous.
http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Au-nom-de-la-la-cite–l-Etat-torpille–L-Arche-de-Noe–28326143

Le prosélytisme religieux banni des rues genevoises?

Mercredi 4 février 2015

La Ville a décidé de refuser tous les stands faisant la promotion d’une spiritualité, quelle qu’elle soit. La justice a été saisie par des chrétiens.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Le-proselytisme-religieux-banni-des-rues-genevoises-28765234

Ct. VS: Narcisse Praz gagne le Prix Libre Penseur 2014, Jean Luc-Ador des œillères en or

Dimanche 25 janvier 2015

Le dernier week-end, Valentin Abgottspon et Marcel Theler, les présidents de la séction valaisanne des libre Penseurs étaient très fière d’avoir l’occassion à honnorer Narcisse Praz avec le “Libre Penseur” pour l’année 2014 (Enregistrement sonore). Narcisse s’est remercié avec quelques mots bien choisis (Enregistrement sonore).

(Lire la suite…)

« Davantage de responsabilités pour les communautés religieuses »

Dimanche 26 octobre 2014

«La conseillère nationale Ada Marra (PS) souhaite que l’Etat finance toutes les religions, y compris l’islam et l’hindouisme», indique le Matin dimanche du 26 octobre 2014. Prenant le contre-pied du désengagement laïc, l’élue prône davantage d’investissement de la part de l’Etat. «Il faut lancer le débat sur la reconnaissance et le financement de toutes les religions en Suisse».
http://www.kipa-apic.ch/index.php?&pw=&na=0,0,0,0,f&ki=259908

UNIGE: Création de deux chaires en théologie

Mercredi 8 octobre 2014

Lorsque la décision est tombée de fermer en 2015 la faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel (UNINE), l’Université de Genève (UNIGE) créera deux chaires en théologie dès la rentrée 2015. Dédiée à l’enseignement de la théologie pratique. Les deux chaires sont fondés par deux familles. Les frais pour les assistents er l’infrastructure retombent sur le Ct. de Genève.

http://www.unige.ch/theologie/actualites/creation-de-deux-chaires-en-theologie/

 

1 août: Séparons l’Etat de l’Eglise!

Vendredi 1 août 2014

 

Valais: « Initiative pour un Etat laïque » lancée

Mardi 17 juin 2014

Le comité d’initiativevient de présenter « L’Initiative populaire cantonale pour un Etat laïque ». Elle demande une modification de l’article 2 de la Constitution cantonale. Pour aboutir, elle doit recueillir 6’000 signatures dans le délai d’une année. Son acceptation impliquera le changement de plusieurs textes de lois, dont celui qui régit aujourd’hui les relations entre l’Etat et les Eglises et qui contraint pratiquement toutes les contribuables à assumer le financement des deux Eglises reconnues, ce qui représente des dizaines de millions de francs chaque année.

Elle laisse le soin aux Eglises d’organiser l’instruction religieuse en dehors des écoles publiques et
laisse aux parents le choix d’y recourir ou non.
Elle vise surtout à assurer une égalité de traitement aussi bien entre les individus établis dans le canton
qu’entre les communautés religieuses qui y sont présentes.

http://data.over-blog-kiwi.com/0/67/51/57/20140610/ob_e70d9a_communique-de-presse.pdf

Port de couvre-chefs à l’école publique

Vendredi 27 décembre 2013

Prise de position adoptée par le Grand Comité de l’Association Suisse de la Libre Pensée du 23 novembre 2013

Les droits humains et la liberté de conscience sont universellement reconnus. Une limitation d’une liberté individuelle – comme par exemple celle de choisir librement de porter le voile – doit être particulièrement bien justifiée. L’Association Suisse de la Libre Pensée (ASLP) s’oppose au fait d’édicter des règles vestimentaires pour les élèves, mais exige cependant que le personnel enseignant de l’instruction publique renonce au port de vêtements et d’insignes religieux dans le cadre de leur fonction.

Il n’existent pas de raisons suffisantes pour interdire aux élèves de manière générale le port du voile, de la kippa ou de la casquette de baseball. Les codes culturels établis en vue de l’interaction sociale doivent être respectés. Le fait qu’une ou qu’un élève ait le visage entièrement voilé est ainsi considéré comme une impolitesse, dans la mesure où cette situation rend difficile le contact visuel. De vouloir légiférer pour de tels cas semble néanmoins excessif et vain. Le droit à l’éducation des jeunes gens est en effet plus important que des habits religieux d’élèves peuvent engendrer des conflits.

Les enseignants doivent par contre s’abstenir de porter des vêtements et des insignes religieux dans le cadre de l’instruction publique obligatoire. S’il n’est pas possible à un enseignant de renoncer aux marques ostentatoires de sa religiosité, des doutes doivent être émis quant à son aptitude et son professionnalisme.

Commentaire

Il s’agit de faire la différence entre le droit de l’individu de choisir librement ses vêtements et le devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions religieuses et philosophiques des citoyennes et citoyens. Lorsque des individus assument une fonction de représentants de l’Etat, on est en droit d’exiger et d’attendre d’eux une limitation de certaines libertés.

Le droit individuel de choisir ses vêtements et ses bijoux

L’Etat ne peut intervenir dans les droits fondamentaux individuels et promulguer des obligations ou des interdictions qu’avec beaucoup de circonspection. Dans le cas où une telle intrusion s’avère nécessaire, celle-ci doit être dûment justifiée. Il doit rester permis à un élève d’exprimer son individualité, jusqu’à un certain point, au sein même de l’école publique. Ce droit à l’expression inclut les vêtements comme par exemple les T-Shirts imprimés. Il peut aussi inclure les bijoux et les couvre-chefs en tous genres. Dans la mesure où ces vêtements et ces bijoux ne représentent pas un risque du point de vue de la sécurité (par ex. pour le sport ou les travaux manuels) et qu’ils ne posent pas de problèmes d’hygiène (par ex. pour la natation ou la gymnastique), les élèves devraient être également autorisés à participer aux cours avec une casquette, une kippa ou un foulard.

Dans le cas où l’on suppose qu’un élève porte des vêtements qu’il n’a pas librement choisi ou qu’il s’avère que ce choix s’est fait sous la pression parentale, il est du devoir du personnel enseignant ou d’une autre instance de l’Etat d’offrir de l’aide, de mener des entretiens et d’aboutir à une solution. Les valeurs séculières telles que pluralisme ethnique, égalité des droits et égalité des sexes doivent être respectées par tout un chacun.

Limitation du droit individuel pour les enseignants

Il est du devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions philosophiques et religieuses de tous les citoyens. Ce devoir étatique peut mener à devoir réduire les droits individuels de ses représentants. Le besoin de faire montre de sa religion ou de sa conception du monde doit, dans le cas des enseignants (tout comme dans celui des juges, des agents de police, des guichetiers, etc.) être relégué au second plan. La liberté qu’ils ont de pratiquer leur religion durant leur temps libre et dans leur vie privée n’est pas touchée.

Lors de débats, il est affirmé encore et toujours qu’il s’agit, en qui concerne les vêtements, d’une pratique cultuelle et que celle-ci, qui plus est, est garantie par les droits fondamentaux. Cet argument ne peut cependant pas nous convaincre. Les actes cultuels des représentants de l’Etat n’ont tout simplement rien à faire dans les écoles publiques.

Ct. TI: Votation sur l’interdiction de dissimuler le visage dans l’espace public

Lundi 2 septembre 2013

Communiqué de presse

La section tessinoise des Libres Penseurs a suivi avec attention l’évolution du débat autour de l’initiative populaire constitutionnelle qui vise l’interdiction de dissimuler le visage dans les lieux publics (« Vietare la dissimulazione del viso nei luoghi pubblici e aperti al pubblico »).

L’ASLP désapprouve fortement la formulation symbolique donnée à ce thème par les promoteurs de l’initiative. Le peuple tessinois sera appelé à se prononcer sur la possibilité des femmes musulmanes de porter le voile islamique intégral. Par contre, suite au premier rejet du Grand Conseil tessinois, le contenu de l’initiative a été détourné par les promoteurs. La votation portera sur toute forme de dissimulation du visage dans l’espace public (casques intégraux, cagoules,…) au nom de la sécurité publique, en masquant manifestement le caractère symbolique de l’initiative.

Déjà maintenant les autorités ont la possibilité de contrôler l’identité des individus présents dans l’espace public, si susceptibles de créer de réels troubles à l’ordre public. Mais de toute manière, de femmes qui portent le burqa on n’en voit presque pas au Tessin. Les seules exceptions sont les touristes arabes très aisées qui se promènent occasionnellement dans les luxueux magasins de la Via Nassa (à Lugano), mais elles ne seraient pas directement touchées par le résultat de la votation ou en tout cas elles ne seraient pas expulsées du pays.

L’initiative soulève donc un problème inexistant. Les promoteurs jouent avec le sentiment d’insécurité de certains membres de la population vis-à-vis de l’agressivité de l’ « Islam politique », mais ne se proposent en aucun cas d’aider le débat sur la dignité féminine et sur l’égalité d’opportunités entre homme et femme.

L’Association des Libres Penseurs est convaincue que la laïcité de l’État et l’exposition de symboles religieux dans l’espace public sont des thèmes importants à aborder de manière sérieuse.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire de se confronter aux décisions prises par les États voisins, notamment avec les choix de l’État français. Il est nécessaire de créer une législation cohérente et unitaire qui puisse intégrer la dignité de la femme, la liberté de religion et la laïcité de l’État dans un discours large et complexe.

Le port du voile islamique intégral est une problématique à l’ordre du jour et qui concerne les combats de l’ASLP. L’approche des promoteurs de l’initiative « anti voile intégral » est construite sur l’affrontement des religions et n’aide pas la mise en place d’un débat serein, lequel, au contraire, est fortement souhaitable face à ce genre de conflits sociaux.

Invalidation d’une initiative thurgovienne anti-Coran confirmée

Jeudi 29 août 2013

Le Tribunal fédéral a confirmé l’invalidation d’une initiative interdisant les manuels scolaires qui seraient « mysogines, racistes ou meurtriers ». Un texte explicatif, qui l’accompagnait, visait clairement le Coran.
L’exclusion des écrits proscrits se rapporte donc à une seule religion, soit l’islam, ont relevé les juges fédéraux. L’initiative viole le principe de la neutralité religieuse de l’Etat et ainsi l’interdiction de discrimination.
http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/5166537-invalidation-d-une-initiative-thurgovienne-anti-coran-confirmee.html