Archive pour la catégorie ‘Liberté de religion’

« Fighting God » – Événement avec David Silverman

Lundi 2 novembre 2015
"Fighting God" -Événement avec David Silverman

"Fighting God" -Événement avec David Silverman

 

Samedi, 07.11.2015 – 19.00 Heure

Hörsaal 1 – Pharmazentrum

Klingelbergstrasse 50

4056 Basel

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Dimanche 08.11.2015 – 14.00 bis 18.00 Heure

Zentrum Karl der Grosse

Kirchgasse 14

Zürich 

 

 

La Cour de Strasbourg valide l’interdiction du voile intégral

Mardi 1 juillet 2014

Dans son arrêt de Grande Chambre, définitif, rendu ce jour dans l’affaire S.A.S. c. France (requête no 43835/11), la Cour européenne des droits de l’homme dit notamment :

à la majorité, qu’il n’y a pas eu violation de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et qu’il n’y a pas eu violation de l’article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l’homme;
à l’unanimité, qu’il n’y a pas eu violation de l’article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l’article 8 ou avec l’article 9.

L’affaire concerne une Française de confession musulmane qui se plaint de ne pouvoir porter publiquement le voile intégral suite à l’entrée en vigueur, le 11 avril 2011, d’une loi interdisant de dissimuler son visage dans l’espace public (loi no 2010-1192 du 11 octobre 2010).

La Cour a souligné que la préservation des conditions du « vivre ensemble » était un objectif légitime à la restriction contestée et que, notamment au regard de l’ample marge d’appréciation dont l’Etat disposait sur cette question de politique générale suscitant de profondes divergences, l’interdiction posée par la loi du 11 octobre 2010 n’était pas contraire à la Convention.

Communiqué de presse

Port de couvre-chefs à l’école publique

Vendredi 27 décembre 2013

Prise de position adoptée par le Grand Comité de l’Association Suisse de la Libre Pensée du 23 novembre 2013

Les droits humains et la liberté de conscience sont universellement reconnus. Une limitation d’une liberté individuelle – comme par exemple celle de choisir librement de porter le voile – doit être particulièrement bien justifiée. L’Association Suisse de la Libre Pensée (ASLP) s’oppose au fait d’édicter des règles vestimentaires pour les élèves, mais exige cependant que le personnel enseignant de l’instruction publique renonce au port de vêtements et d’insignes religieux dans le cadre de leur fonction.

Il n’existent pas de raisons suffisantes pour interdire aux élèves de manière générale le port du voile, de la kippa ou de la casquette de baseball. Les codes culturels établis en vue de l’interaction sociale doivent être respectés. Le fait qu’une ou qu’un élève ait le visage entièrement voilé est ainsi considéré comme une impolitesse, dans la mesure où cette situation rend difficile le contact visuel. De vouloir légiférer pour de tels cas semble néanmoins excessif et vain. Le droit à l’éducation des jeunes gens est en effet plus important que des habits religieux d’élèves peuvent engendrer des conflits.

Les enseignants doivent par contre s’abstenir de porter des vêtements et des insignes religieux dans le cadre de l’instruction publique obligatoire. S’il n’est pas possible à un enseignant de renoncer aux marques ostentatoires de sa religiosité, des doutes doivent être émis quant à son aptitude et son professionnalisme.

Commentaire

Il s’agit de faire la différence entre le droit de l’individu de choisir librement ses vêtements et le devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions religieuses et philosophiques des citoyennes et citoyens. Lorsque des individus assument une fonction de représentants de l’Etat, on est en droit d’exiger et d’attendre d’eux une limitation de certaines libertés.

Le droit individuel de choisir ses vêtements et ses bijoux

L’Etat ne peut intervenir dans les droits fondamentaux individuels et promulguer des obligations ou des interdictions qu’avec beaucoup de circonspection. Dans le cas où une telle intrusion s’avère nécessaire, celle-ci doit être dûment justifiée. Il doit rester permis à un élève d’exprimer son individualité, jusqu’à un certain point, au sein même de l’école publique. Ce droit à l’expression inclut les vêtements comme par exemple les T-Shirts imprimés. Il peut aussi inclure les bijoux et les couvre-chefs en tous genres. Dans la mesure où ces vêtements et ces bijoux ne représentent pas un risque du point de vue de la sécurité (par ex. pour le sport ou les travaux manuels) et qu’ils ne posent pas de problèmes d’hygiène (par ex. pour la natation ou la gymnastique), les élèves devraient être également autorisés à participer aux cours avec une casquette, une kippa ou un foulard.

Dans le cas où l’on suppose qu’un élève porte des vêtements qu’il n’a pas librement choisi ou qu’il s’avère que ce choix s’est fait sous la pression parentale, il est du devoir du personnel enseignant ou d’une autre instance de l’Etat d’offrir de l’aide, de mener des entretiens et d’aboutir à une solution. Les valeurs séculières telles que pluralisme ethnique, égalité des droits et égalité des sexes doivent être respectées par tout un chacun.

Limitation du droit individuel pour les enseignants

Il est du devoir de l’Etat de se montrer aussi neutre que possible à l’égard des conceptions philosophiques et religieuses de tous les citoyens. Ce devoir étatique peut mener à devoir réduire les droits individuels de ses représentants. Le besoin de faire montre de sa religion ou de sa conception du monde doit, dans le cas des enseignants (tout comme dans celui des juges, des agents de police, des guichetiers, etc.) être relégué au second plan. La liberté qu’ils ont de pratiquer leur religion durant leur temps libre et dans leur vie privée n’est pas touchée.

Lors de débats, il est affirmé encore et toujours qu’il s’agit, en qui concerne les vêtements, d’une pratique cultuelle et que celle-ci, qui plus est, est garantie par les droits fondamentaux. Cet argument ne peut cependant pas nous convaincre. Les actes cultuels des représentants de l’Etat n’ont tout simplement rien à faire dans les écoles publiques.

Ct. TI: Votation sur l’interdiction de dissimuler le visage dans l’espace public

Lundi 2 septembre 2013

Communiqué de presse

La section tessinoise des Libres Penseurs a suivi avec attention l’évolution du débat autour de l’initiative populaire constitutionnelle qui vise l’interdiction de dissimuler le visage dans les lieux publics (« Vietare la dissimulazione del viso nei luoghi pubblici e aperti al pubblico »).

L’ASLP désapprouve fortement la formulation symbolique donnée à ce thème par les promoteurs de l’initiative. Le peuple tessinois sera appelé à se prononcer sur la possibilité des femmes musulmanes de porter le voile islamique intégral. Par contre, suite au premier rejet du Grand Conseil tessinois, le contenu de l’initiative a été détourné par les promoteurs. La votation portera sur toute forme de dissimulation du visage dans l’espace public (casques intégraux, cagoules,…) au nom de la sécurité publique, en masquant manifestement le caractère symbolique de l’initiative.

Déjà maintenant les autorités ont la possibilité de contrôler l’identité des individus présents dans l’espace public, si susceptibles de créer de réels troubles à l’ordre public. Mais de toute manière, de femmes qui portent le burqa on n’en voit presque pas au Tessin. Les seules exceptions sont les touristes arabes très aisées qui se promènent occasionnellement dans les luxueux magasins de la Via Nassa (à Lugano), mais elles ne seraient pas directement touchées par le résultat de la votation ou en tout cas elles ne seraient pas expulsées du pays.

L’initiative soulève donc un problème inexistant. Les promoteurs jouent avec le sentiment d’insécurité de certains membres de la population vis-à-vis de l’agressivité de l’ « Islam politique », mais ne se proposent en aucun cas d’aider le débat sur la dignité féminine et sur l’égalité d’opportunités entre homme et femme.

L’Association des Libres Penseurs est convaincue que la laïcité de l’État et l’exposition de symboles religieux dans l’espace public sont des thèmes importants à aborder de manière sérieuse.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire de se confronter aux décisions prises par les États voisins, notamment avec les choix de l’État français. Il est nécessaire de créer une législation cohérente et unitaire qui puisse intégrer la dignité de la femme, la liberté de religion et la laïcité de l’État dans un discours large et complexe.

Le port du voile islamique intégral est une problématique à l’ordre du jour et qui concerne les combats de l’ASLP. L’approche des promoteurs de l’initiative « anti voile intégral » est construite sur l’affrontement des religions et n’aide pas la mise en place d’un débat serein, lequel, au contraire, est fortement souhaitable face à ce genre de conflits sociaux.

CEDH: pas de discrimination antichrétienne

Mardi 15 janvier 2013

Est-on discriminé en tant que chrétien, ou limité dans l’exercice de sa liberté, si son employeur ne reconnaît pas le droit d’afficher sa foi ou de s’abstenir de certains actes allant contre sa conscience ? Non, a décidé la Cour Européenne des Droits de l’homme à Strasbourg, le 15 janvier. Le 4 septembre dernier, quatre britanniques l’avaient saisie, après avoir épuisé les solutions de recours des tribunaux de leur pays, accusant la Grande Bretagne de ne pas respecter leur liberté de conscience et de religion.

Dans le conflit qui oppose la liberté de conscience des chrétiens et les droits reconnus aux personnes homosexuelles, la Cour a tranché en faveur des seconds. Elle a désavoué Gary Mac Farlane et Lilan Ladele. Le premier avait été licencié de son job de thérapeute conjugal après avoir avoué à son employeur que sa conscience, inspirée par les repères éthiques chrétiens, l’empêchait d’exercer son métier avec des couples homosexuels. La seconde avait été sanctionnée par la municipalité d’Islington (nord de Londres) pour s’être refusée à célébrer, en tant qu’officier d’état civil, des pacs de gays ou de lesbiennes. La Cour a estimé qu’il n’y avait pas eu d’infraction à la liberté de religion. Et pas de discrimination anti religieuse.

Deux autres cas touchaient à la possibilité d’afficher sa foi dans l’espace public à travers le port d’un crucifix. La Cour a tranché de deux façons différentes. Sur la liberté de religion, elle a donné raison à Nadia Eweida, hôtesse de British Airways, qui avait été inquiétée en 2006, parce qu’elle a considéré que la compagnie avait donné trop d’importance à son image. Le Royaume Uni devra lui verser un dédommagement de 2000 euros au titre du dommage moral et 30.000 euros pour ses frais de justice. Mais la Cour a donné finalement tort, à une autre plaignante, Shirley Chaplin, infirmière, qui avait refusé d’enlever son crucifix pour des raisons de sécurité avancées par l’hôpital où elle travaillait.

http://www.lavie.fr/religion/cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-pas-de-discrimination-antichretienne-15-01-2013-35017_10.php

Décision: http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra-press/pages/search.aspx?i=003-4221189-5014359#{%22itemid%22:[%22003-4221189-5014359%22]}

Bulle: Scier des croix sur les montagnes est une atteinte à la liberté des croyances et des cultes

Mercredi 9 mai 2012

Le guide de montagne ayant vandalisé trois croix érigées sur des sommets des Préalpes fribourgeoises a écopé mercredi à Bulle de 90 jours-amende avec sursis pendant trois ans. Il a été reconnu coupable d’atteinte à la liberté de croyance et des cultes.
Son défenseur envisage de déposer recours contre le jugement.

http://www.laliberte.ch/content/le-scieur-de-croix-cope-de-90-jours-amende-avec-sursis

Selon le juge une croix sur la montagne représenterait un lieu de culte et d’y monter un rite? On ne devrait pas accepter cette décision.  L’ASLP a toujours refusé le vandalisme.  Cependant nous désapprouvons fermement le jugement tranchant que l’acte porte  atteinte à la liberté des croyances et des cultes. Sur ce point l’ASLP serait prête à soutenir un recours.

Plaintes de dommages retirées ou irrecevables

Dans un premier temps, l’homme devait également répondre de dommages à la propriété. Deux plaignants – le conseil de paroisse de Broc et la société de jeunesse d’Estavannens – ont été écartés de la procédure car ils n’étaient pas effectivement propriétaires des croix.

Quant à Pro Natura, elle était bien propriétaire de la croix du Vanil-Noir, mais a préféré retirer sa plainte suite à un arrangement extra-judiciaire avec le guide de montagne. Ce dernier a dédommagé l’organisation environnementale en raison d’un peu plus de 1000 francs.

Croix remises

Depuis, les croix ont été remises en état. La Jeunesse d’Estavannens a ainsi reconstruit la croix des Merlas. Les jeunes de la section gruérienne du Club alpin suisse se sont chargés de réparer celle du Vanil-Noir.

D’ailleurs nous doutons qu’une autorisation cantonale fût accordée selon l’ordonnance sur l’aménagement du territoire OAT (pour la construction d’un bâtiment hors de la zone à bâtir des conditions sévères y sont prévues).

http://www.lematin.ch/suisse/proces-scieur-croix-s-ouvre-bulle/story/12093154

CEDH: Liberté de croyance implique liberté de ne pas révéler sa croyance

Samedi 31 décembre 2011

Panayote Dimitras (fondateur de l’ Union Humaniste de la Grèce ) et certains de ses collègues du Greek Helsinki Monitor ont gagné un procès contre la Grèce devant la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Dans leurs travaux ils ont souvent à faire des dépositions ou à témoigner en cour. En dépit des garanties constitutionnelles de liberté de religion et de conviction, la loi grecque exige comme norme qu’ils prêtent serment selon la foi orthodoxe grecque ou qu’il justifient leur désir de faire une affirmation solennelle en déclarant leur adhésion à une autre croyance ou leur non-affiliation religieuse. La Cour de Strasbourg a toutefois de nouveau souligné que la liberté de religion et de conviction inclut le droit de l’individu de ne pas être obligé à manifester sa religion ou ses croyances (…). Aux yeux de la Cour, les autorités n’ont pas le droit d’intervenir dans le domaine de la liberté de conscience de l’individu ni de vérifier ses croyances religieuses, ou de le forcer à exprimer ses croyances au sujet de la divinité »(arrêt, par. 28) .

Source: EHF; CEDH



Berlin: Interdiction de la prière ostensible justifiée

Jeudi 1 décembre 2011

La justice allemande a donné raison mercredi à une école allemande qui avait interdit à un jeune musulman d’y effectuer sa prière rituelle, estimant que cette pratique était une source potentielle de conflits dans l’établissement.
Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a estimé, que le droit de prier, même à l’école, est garanti par la liberté religieuse inscrite dans la constitution.
Mais il a précisé que dans ce cas précis, s’agissant d’un établissement du quartier cosmopolite berlinois de Wedding où les relations entre certains élèves peuvent être affectées par des conflits religieux prégnants, la direction de l’école a eu raison de l’interdire à son élève.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1731/Islam/article/detail/1355939/2011/11/30/Une-ecole-interdit-une-priere-a-un-Musulman-et-gagne-en-justice.dhtml

Croix sciés: deux plaignants n’ont pas la qualité pour porter plainte pour dommages à la propriété

Mardi 25 octobre 2011

Le Matin
Non seulement il profane des croix, mais en plus, il réussit à écarter presque tous ceux qui veulent lui faire payer ses actes devant la justice. Comme l’a appris «Le Matin», le guide de montagne Patrick Bussard, devenu célèbre pour avoir vandalisé trois croix sommitales des Préalpes fribourgeoises, n’aura pas à rendre des comptes à trois plaignants, mais, dans le pire des cas pour lui, à un seul.

Suite de l’article: http://www.lematin.ch/actu/suisse/le-profanateur-elimine-ses-ennemis

Histoire: http://www.librepensee.ch/fr/2011/01/bulle-fr-proces-de-p-bussard-renvoye/

Une nouvelle croix a été transportée et posée sur le Merlas (1907 m) le 16 mai 2010: http://www.pharisa.ch/les_croix.html

Autriche: égouttoir accepté au lieu d’un signe religieux

Vendredi 15 juillet 2011

20 Minutes
Niko Alm est athée. En réaction au fait que l’Autriche autorise le port de signes religieux sur des photographies officielles, il a fourni pour son permis de conduire un portrait où il pose avec… une passoire à nouilles sur le crâne.

http://www.20min.ch/ro/news/insolite/story/Quand-la-passoire-a-nouilles-se-fait-religieuse-10889932